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Et moy, ô roy de haut titre immortçj.
Et qu*ay-je fait pour toy dont gré j'attende,
1 Arnauld Guilhem, seigneur de Barbazan en Bigorre , premier chambeUan de Charles VII, gouvemeur de la Champagne et du Laonnois, surnommé le Chevalier sans reproche. Charles VII, pour reconnaître ses services , lui permit de porter Técu fleurdelisé et ordonna à sa mort qu*on Tensevelît à Tabbaye de Saint-Denis avec les honneurs réservés aux rois. Tué en 1431 à la bataiUe de Bulgnéville.
* Jean de Brosse, seigneur de Boussac et de Saint-Sévère, maréchal de France, mort en 1483. Ce Ait son arrière-petit-fils qui épousa la fille de Philippe de Commines.
Sinon qu'en cœur je me duys monstre tel
Comme honneur veut qu'en propre honneur se pende?
On doit à Dieu sacriffice à Tautel
Et à son roy service par prébende.
Lors où com plus l'homme est de haut hostel,
Gom myeux luy siet qu*à ce faire il entende.
Jadis me fis ton mareschal indigne ,
Et m'obligea nature avec service.
Si voix de peuple aucun los m'y assigne.
Cela j'ignore et ay plus peur de vice.
Le bien j'en offre à ta grâce bénigne :
De bon vouloir j'ay exercé l'office ;
Si j'ay moins fait qu*au valoir ' est condigne.
Du non pouvoir, Dieu, espoir, m'est propice.
J'ay eu de Dieu le don de longue vie.
De long travail et de mainte aigre paine*; Mais qu'en cela grâce aye desservie.
Dieu seul congnoist que je m'y fie à paine.
Trop bien j'ay eu de bien faire l'envie.
Des bons sievir, d'entendre & vertu plaine ; Mais quand raison m'y astraint et convie, Si grâce y quiers, la folie m'est vaine.
J'ay porté foy à mon roy, à mon père ,
Preste main prompte, corps souple, à mon maistre ;
» \AT. devoir.
* Raoul de Gaucourt, grand mattre de France, premier chambellan de Charles VII, gouverneur du Dauphiné et bailli d^Orléans. Après une carrière remplie d'aventares, il avait atteint Tftge de qnatre-vingt-chiq ans lorsqu'U reçut dans son hôtel les ambassadeurs du roi de Hongrie en 1456. Il assista la même année au procès de révision de la Pucelle.
■ Var. mouU aigre.
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Et â*eii yenger ma part de la kidiire\ Si dono j"^ lut qiiéiqiie porvva ezj^k^^
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De mon debvoir, suyvani loy naturelle.
Lliomme entreprent, et Dieu donne prestance  qui poursuit en aigreur sa querelle ; Et tout flourit et croit par habondance, Là où. sens règne en œuvre temporelle.
Aimer droiture et Dieu« et honte craindre En tout haut cas estroit et difficile^
* Var. et n'est-ce.
* Jean dit Poton de XaintmiUes, maoéohai de VMDoa» MUi de BerrI, sénéolud da Limousin.
* Vai^ U (^emin de tesekoêes^ ^ \^aT. Uparide nut laidure.
* Etienne de Vignoles, dit La Hire. Il partagea sveo Xaintraille» Thonneur d*étre le héros le plus populaire de cette éfMne.
Ça fait noble homme à honneur parattaindre
Et à bienfaire estre doit et facile.
Loi^s donc, quand Fœil veut les périls estraindre
De mort, de feu, de plours en domicile,
Il n'y convient, à tout dire et riens faindre.
Que tost emprendre et fuir long concile.
Dieu aux bons cœurs donne les adventures.
Et de sa main conduit leur entreprendre ; Et contre espoir souvent donne romptures Sur leur plus fort, et victoire en fait prendre. Je ne fus onc à molles nourritures, Ains à tout a^e et criminel apprendre ; Donc, à l'exemple à si faites natures J'ay fait mon cours, Dieu pardoint le mesprendre !
▲MADOO DB VIONOLBS'.
Là OÙ Dieu veut contourner k ' roeée.
Là croissent fruits et flourit arbre et pomme ;
Mais sy voit-on povre terre arrosée
Dliumble vassal, si bien que d'un haut homme.
Tant qu'ay vescu, s'est ma force exposée
A prompt servir en estât' de preudhomme,
Par quoy, s'en ce m'est grâce disposée.
J'en loue Dieu tant qu!xui César de son Borne. '
De petit trou, grand sourgon ne peut ystre.
Ne grand effet, de petite personne.
Ne povre œuvrier ne peut grand œuvre tistee.
Ne sobre estât aux grans point ne consonne.
Porté néantmoins j'ay tonnoire et éclistre, Et maint dangier en quoy mort se foisonne;
* AmadocdeVis^olasétaitMiadeLaHife.
> Var. sa.
• Var. employ.
411 LA MOBT
*- Roy, preos eti gré, je laj fait h bon titre :
Pu fait BmVL doînt que le ciel eo résonne !
JEHAN DE BREsé*.
Dp bon vouloir, j'sy assez qui m appmuTe Quel je r&y eu eu?erâ ta seigneurie.
Quand le travail de ma très-îoQ^ue es preuve Te monstre au doy, dont Tœuvre est avérLe.
Riens touteffoys je ne dy par r^preuve.
Car point n'y chiet cause do van tarie , Mais pour monstrer le cas comme il se treuTe Tout œil Ta vu, ma vie y cat périe.
Ne pbtnfl pourtant ma mort, ne ma ruyne.
Mais que ta gloire y puîst avoir essourse.
Car ŒDt* autre que je viens de Tonne Qui hayt Angloys et volentiere les course *• J ay pourchassa leur mort et leur bruyne Tout mon mant pv emprinse et en ecmne :
S*en gré le prend k majesté divine, J*en suis plus der que de nul or en bourse.
l'amibal de coetivy*.
Le fondement de vraie amour rassise, (Test loyauté en estable courage, Et lÀ où maint telle noble franchise.
Là tient vertu volentiers son estage *;
* Jean de Brezé, seigneur de Loon, capitaine de Louviers, tué en 1 142 dans un combat près d*Évreux. Il était frère de Pierre de Brezé.
» Scet? Sçait? • Course (anglais : to curse), maudit.
♦ Prégent de Coëtivy, seigneur de Rais, amiral de France, tué d'un coup de canon en 14S0 au siège de Cherbourg, « ce qui fut, dit Jean « Chartier, un fort grand dommage et notable perte pour le roy, car u il estoit un des vaillans chevaliers et renommés du royaume de « France. »
• Var. ancrage.
Labeur y va, vaillance y est précise, Sens y pourvoit (à tel cas tel œuvrage).
Le bien s'y quiert, le mal se préadvise.
Et rien n y va à perte, ne vaucrage.
Si donc d'amour qui le. courage allume
Me loist parler, ô roy, devant ta face,
D'avoir aymé léaulment me présume.
Car apparu t'en est mainte efficace.
Bien heureux est qui sa vie consume
En devoir faire et en œuvre de g^râce ;
Car l'or du monde emprès, ce n'est ' qu'escume
A qui deffend à suir bonne trace.
MB88IBB BOBBBT DB FLOQUBS ^
Comme le fait de ton noble royame Pend en subtile humaine intelligence, Appert tout cler que ce que plus roy ame.
C'est aigre exploit conduit par diligence.
Le mol emprendre infère tel foys blâme, Et maint haut bien se perd par négligence ; Donc à mon temps tel ay eu los ' et famé.
Qui ne l'eust pas, ne fust par indigence.
Donc moy, le moindre entre les corps louables
De ceux qui ont esclarcy ta fortune.
Tant comme ay pu, en leurs vertus voyables.
Les ay suivy par destresse mainte une.
Si mes faits sont petit recommandables,
Aussy n'en quiers-je avoir gprftce nésune,
' Vbt, ne vaut.
* Robert de Flocques, dit Flooquet, baiUi d^Évreux, maréchal héréditaire de Normandie.
■ Var. gloire.
UIWT
Maî:s au l^esoin^ voit-oa If*s plus aydables : Los quia saos cause est folie importune.
LS COKTB D4tJMALLH*,
Quoyquc mort iroit Testroite fin ultima
De nos dcstroite ' ^t passages t€rrtbles,
Sj ttVst^l pas ei hydeuse en restima '^
Quil De soit cœurs soubs la peur non vaincible^.
Ce fait houneur par lien légitime
Qui coûtempuer leur fait tous cas hotTfbled,
Et de vertu les grandist et anime.
Mieux amans mort que yïytû dépressibles.
Co ne dy pas, à noble roy de France, Par nul etgard à ma porre personne.
Mais pour Veïtrème oultrageuee vaîllaïice De mes meilleurs dix mille en ta couronne.
Qui mettons maiu aigre en ta n^couvranc-*?.
De le w aang lOuge ont reetebly Um tr^mé»
Toy rendant vie en leor moH^e oultrânce Et là où mort de gloire les fleuronne.