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Et devant ttate htimàfne eflJôtdésalKiod, En cel endroit tout mon cœur je logeoye.
Je m*y trouva;* de force et de puissance.
Et pour gagner cœurs d'hommes je veilloye; Car là gisoit ma gloire et reluysanoe»
Pour parattaindre aux fias ' où je songeoye.
Tard vins, 6 roy, pour estre mis en compte.
Et que pis est, ma vie a esté briefve.
Donc, pour si peu que mon povre fait monte, Ce n'est* besoing que folye m'esliève ;
< Arnaud d*Aibret, seigneur d*Orval, capitaine de Bayeux. Vopez ce qu'en dit ChasteUain, t. IV, p. 275.
* Var. tourna^,
« VKt.auœ faits.
* Var. HefaiL
Trop bien j'a; craint encourir blaame et honte, Ne dont reproche aucunement me sière.
En Catheloigne aj pi^ré debte et monte :
Si rame est bien, la mort pcHnt ne me griefVe.
LB CONTB DU HAINB*.
Sang, alliance, amour, pité, droiture, Un croistre ensemble en temps d\ine venue.
M'ont fait tourner ma force et ma nature, Roy Charle, en toy dont ma vie est tenue.
Porter constant molle et dure adyenture, Et toute estrange et perverëe advenue, Sans craindre mort, ne de péril pointure.
D'où qu'elle fust en subit survenue.
En ta royal excelse girarde.
Prochain de toy m'a donné résidence.
Là où touchant françoise monarcie.
Par ton plaisir j'ay eu la présidence.
Si ta fortune y est si esdarcie.
Ce a fait ton sens, non la mienne prudence ;
De tant d'honneur. Dieu et toy je mercye :
J'ay fait mon mieux selon ta confidence.
MB88IBB PIBRRB DB BRBSZÉ*.
Là OÙ l'on voit que force et effort ftdllent Et perdent temps les mains qui s'y emploient. Là convient bien, sans que cœurs en tressaillent. Que les vertus et les sens s'y desploient,
1 Charles d^Anjou, comte du Maine. Il prit part à la oonqn^te de la Normandie.
' Pierre de Brezé, ruiostre ami de Chastellain.
4^i XA MORT
Et qu'en dor cas où \m hommes se baîHent,
Leur Imut affaire ils ploiont et reploient.
Et vainqueBt ceux qnl dorgiieO «'avitaillent',
. Et caivréâ de fortuiie foloient*
FoK» ©étourdie et hors temps mise en oeuvre Beoft tri@te ûû et foîblesse confuse.
8y vaut tel foys plus sens dont on se oeuvre Que vaillant bras dont sans fruit ou abuse.
Subtil engin Dieu Veslargist et TeuTre ; ■8 ainâî n'estoit^ France en fu^ bien camuse. Là où sens a, là trouv©-on beau reoeuvre :
C'est un beau meuble à celuy qui en use.
Si titre a voit eu moy de remembrance
Et dont me pusse affîer de mérite,
Jo disse ycy, et sans nul encombrance.
Qu'en temps aussy j'ay veillé eu garite.
Et que la main j'ay mis en Tarbre et branche^
Pour luy garder sa gloire circonscripte.
Gomme raison m'a-^onné démonstrance
Que je Fay dû par loy dlionnear escripte.
En temps de pleurs et d'affliction mainte, Naquis-je ô roy, ton humble et petit promme*. Par quoy m*a bien esté force et contrainte Qu'avecq tel temps je me soye fait homme.
D'offrir mon corps à tons périls sans fainte Et non entendre à délit « ne à somme ; S'en ce t'ay plu et ta gloire ay attainte.
J'en loue Dieu, et riche je m'en nomme.
1 Var. ie bataillent,
' Jean, bfttard d^Orléans, comte de Danois.
» Promme, parent.