LB CONTB DB FOIX
Si de mon temps est advenu bonheur.
Ne grand efifet à ta noble personne, J'en loue Dieu, ô roy, de tant dTionneur Et du haut nom que fortune m'y donne.
Dieu m'a esté large et plantif d'honneur ; Ne reste fors que mes maux me pardonne Et qu'à ton ftme il soit vray pardonneur.
De qui le corps resplend comme le tronne.
Ce n*es-tu pas qui ta clarté as prise,
Roy, de nos mains, ne de nostre présence.
Mais ta yertu mesmes nous a esprise '
La face' à tous et donné reluisanoe.
L'étemel siège' il te loge et te prise^
Et fait festoy de ta. magnificence.
Mort soit maudite en sa felle entreprise.
Quand pour son dard nous pleurons ton absence.
LB SBIGNBUB DB BUBIL^.
Pour vestir fer et en armes combattre Dieu et nature ont noblesse ordonnée.
Et pour l'orgueil des tors-fàisans abattre Quand leur force est en force fôisonnée.
Nul plus Joyeux, ne glorieux esbattre N'a noble main à proesse donnée.
Que pour son roy quereller et débattre.
Et pour la terre en qui propre elle est née.
* Gaston lY, comte de Foiz.
» y or. force,
« Var. siècU,
* Jean de Beuil, comte de Sanoeire, amiral de France. Cest Fantear du JouvenceL On Tavait surnommé : lejléau des Anglais,
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îît tout parcru^ oacq ne fis autre chosôt*''^^^ Nécessité me fit les armes prendre, |
Et par eontraiute y mis toute ma pose.
Les Angevina ay fait maint cas emprendre \ Doat de Teffet but honneur me dépose; Celuy toujours ay mis en mon comprendre:
Roy, prenft en gré, dur m*est ta bouche close*
l0f imitor wa konge du monde.
Là o& Iflt flMi tant de povre yalue, U girtle fUké^iOm profonde Bt dont lAJbùe u louer se pollue ï "Se iofflt f«f» ^ en fortune abonde , IfwmitgmDAiÊmê^i grâce bien voulue/ tt «fléittte «i^, %iii à gloire reaponde ; Chur ttdtraniont à homme' est lelcriÔn^
En moy, Dieu los, n*a fût dont je me fie.
Fors de cœur noble et volentô honneste.
Si d*autre part quelqu'un me glorifie* C'est par faveur non prc^re et mal digeste.
Un seul endroit le corps me clarifie D'avoir servy le grand roy de conqueste, Celuy que l'air préfère et clarifie Sur tous régnans par œuvre magnifeste.
» Var. apprendre.
* André de Laval, Reigneur de Lohéac, maréchal de France, fils de Jean de Montfort et d'Anne de Laval dont 11 prit le nom. Il se signala anx batailles de Formigny et de CastiUon, et fat tour à toar amiral et maréchal de France.
* \'ar. à honte.
DU ROY CHilRLES VIF. 455
JOAOHIH BOAULT^
Soubs le dompteur de la fierté angloise», Soubs Texpulseur de vieille tirannie, Sôubs le soleil de la clarté Françoise, Soubs Taccueilleur de noble baronnie»
Soubs le myroer d*&umanité courtoise, J*ay esté sours, moy et ma progénie, Dont à tous jours^ tant que monde se croisse, Luy diray gloire et louenge infime.
Si je suys mis en cestuy digne nombre.
C'est sans mérite et à peu de déserte.
Et m'est grand peur que l'honneur ne m'encombre. Et qu'en mon front n'en tourne honte apporte. Mon fait est nul, mon personnage est sombre, « Et ma vertu est mal dère et couverte.
Donc, de la gloire au siège où je prens ombre. C'est comme indigne l à Dieu soit-elle offerte!
L'acteur éhmt-ey, pour iimter France et exhorter à son devoir envers Dieu, pour luy dimonstrer les causes powrquoy avec U^ dignité des personnes , l'admoneste d^en faire recordation. glorieuse et solempnité possible.
l'actbub a frahcs.
France, entens cy, prens garde à ceste histoire- Fondée en choix et en fleur de personnes.
Par qui haulx faits, comme il est tout notoire. Tu as esté affranchie en tes bonnes',
* Joachim Rouault, seigneur de Bois-Ménard, maréchal de Ffance, sénéchal de Poitou et de Beaucaire. II se signala dans toutes les campagnes contre les Anglais en Normandie et en Guyenne, et éprouva dans sa vieillesse l'ingratitude de Louis XI dent U avait été le premier écuyer.
* Bonnes, frontières.
m LâlIOET
Bemise en paii, en règno et ei» victoîn?^ Donnant splendeur h dix-sept oouroniiesT Mesmea crémeur k payea territoire £t jusque au bout ûm natiODâ félonnes*
Eeiifl gloire à Dieu, multiplie tes grâccâ.
Pleure en louant du parfont des entrailles.
Fais retentir tes hympoes et préfaces Jusque au palais des divines oreilles, Afiin que Dieu préserye des flammaces D'enfer, ton roy, le grand roy des merveilles* Joins avec luy ces vingt et quatre faces ' Dont en tan troane en gloire' o'aa pareilles.
Fay souldre en air ymages et statues.
Marbre plomber comme Jadis en Ho ma ; Fay gergonner' murailles revestiies De Charles mort que le Vlï* on nomme.
Par luy tu es essourse jusque auz nues, Bondie^ en rond comme une entière pomme v Donc et afin qu'encore en plus proflues, GsoBaBS en fait Tadvertance à tout homme»
Tousjours des bons se fait la démonstrance.
Contentez-vous, vous tous, nobles de France* Contentez-vous sans chéoir en murmure Sur ces seigneurs dont la haute nature Les a fait mettre au plus haut de la brance '.
* Les vingt-quatre héros qui viennent de parler, et auxquels Cha»tcllain souhaite également la gloire céleste.
* Var. en clarté,
' Gergonner, résonner?
* Var. remise.
* IL y eut probablement quelque jalousie à ce sujet, et nous voyons que le nom du sire dËstouteville a été intercalé dans le manuscrit de La Haye.
Ce vous est titre et miroer d'espérance D'avoir par temps semblable recouvrance ; Soit-on sur terre ou clos en sépulture, Tousjours des bons se fait la remonstrance.
Ayez, vous pry, d'autruy honneur souffrance ; Vous n'estes pas laissés par ignorance, Ains expectans claire ailleurs couverture.
Et là où lettre et nouvelle peinture Espoir' donront de vos faits remembrance :
Contentez-vous de ceste remonstrance*.
» 2?5pofr, peut-être.
* Dans le ms. de Florence, les quinze derniers vers sont remplacés par les deux strophes suivantes :
Contentez-vous, vous tous princes de France, Contentez- vous de ceste ramembrance D*un roy deffunct d'excellente nature, Et non prenans sur ces seigrneurs murmure, De leur honneur vous plaise avoir souffrance. 81 vos haulx noms ne sont à ceste brance, N'est dit pour tant qu'il en soit ygn^orance ; Impossible est de tout mettre en peinture Contentez-vous, vous tous princes de France.
Ce vous est titre et miroer d'espérance D'avoir par temps semblable recouvrance, Lors quant vos corps grirront en sépulture.
Tondis cler homme a clère couverture, Et a toujours son fait, la remonstrance :
Contentez-vous, vous tous nobles de France.