‹ Œuvres de Georges Chastellain (volume 5)Chapitre 5 sur 43 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

historiens, aussi bien que les poëtes, saluaient dans les fils de Priam les glorieux ancêtres des races royales ; il sera aisé de comprendre avec quelle faveur le souvenir d'Hector était accueilli à cette cour de Bourgogne oii Raoul Lefèvre écrivait les histoires de Troye, Dans ce poëme, Alexandre exhorte Hector à pardonner à Achille qui Ta fait périr par trahison. N'y aurait-il pas ici quelque allusion à la maison de Bourgogne se réconciliant avec Charles VII, seize ans après l'entrevue de Montereau? Ceci devient plus vraisemblable lorsqu'on voit ailleurs Chastellain appeler le duc Philippe, le second Hector.

X. — Miroir des nobles hommes de France (ou des princes et nobles de France), Cette pièce fut composée vers 1 457 : ici encore le poëte revendique le noble privilège de rappeler à la chevalerie des préceptes et des exemples qu'il ne lui est pas permis d'oublier.

XL — Les paroles (ou exclamaces) de trois puissants princes. Jacques Duclercq se borne à citer ces vers qui furent trouvés dans Thôtel du duc de Bourgogne, à Tépoque oii s'instruisait à Vendôme le procès criminel du duc d'Alençon, mais il n'en nomme pas l'auteur. Le ms. de Florence les attribue formellement à Chastellain.

XIL — Dit de vérité. En donnant ce titre à ce poëme, nous avons cru exprimer la pensée de l'auteur qui, au risque d'exciter des haines redoutables, se croyait tenu de ne jamais cacher la vérité.

XIIL — Exposition sur vérité mal prise. Cet ouvrage, quelque développement qu'y ait reçu la partie métaphysique ou allégorique, renferme quelques précieuses

INTRODUCTION. ii

données historiques. Chastcllain ne se contente pas de nous entretenir de ses études et de ses premiers travaux : il nous offre le témoignage de cette indépendance et de ce courage qui font Thonneur des lettres et qui, dans tous les temps, eurent leurs dangers aussi bien que leur gloire.

XIV. — Mystère de la mort de Charles VIL Ce poëme avait été publié par M. Jubinal d'après le ms. assez incorrect de la Haye. Le ms. de Florence nous a permis d'en améliorer le texte : les noms propres notamment ont été rétablis avec soin.

Dans ce volume, la collation des mss. conservés en France, en Italie, dans les Pays-Bas, a offert des difficultés de plus en plus nombreuses. Nous ne saurions assez reconDaître combien ce travail nous a été rendu plus facile par l'obligeante érudition de M. Michelant à Paris, de M. Milanesi à Florence, de M. Campbell à la Haye.

H nous reste à expliquer pourquoi nous n'avons pas fait entrer dans ce volume deux ouvrages attribués à Chastellain dans l'introduction que nous avons jointe au tome P^ les Notables enseignemerUs paternels et Y Instruction d!un jeune prince. L'autorité de Lacroix du Maine et de La Serna ne nous parait point suffisante, et bien que dans un ms. de la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris, un de ces traités soit joint à un ouvrage de Chastellain, une lecture attentive ne nous a pas permis d'y reconnaître le style de notre auteur.

Rien ne nous autorise non plus à attribuer à Chastellain, ni Va h c de doctrine paternelle conservé à la Biblio-

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