INTRODUCTION
VI. — Efnstre au roy Charles VIL Cette épttro, offerte à Charles YII, comme le témoigne Robertet, fut composée vers la fin de Tannée 1 450 , après la délivrance de la Normandie.
YII. — Epistre à Jehan Caskl. Castel qae le manuscrit de Florence surnomme Âérin, tandis que nous n*ayons vu dans ce mot qu'une épithète poétique du Castel élevé jusqu'aux cieux, Castel que Molinet appelle « le grand chroniqueur de France » , fut Tami de Cbastellain. Étaitil le fils d'Etienne Castel et de Christine de Pisan ? Lacroix du Maine l'affirme ; mais un acte authentique publié par M. Quicherat démontre qu'il s'est trompé. Il paraît toutefois avoir acquis par ses propres travaux l'estime de ses contemporains. Martin Franc le cite parmi les bons poëtes de son temps ; en 1 461 , il succéda à Jean Chartier dans la charge de chroniqueur officiel, et en 1472, il devint abbé de ce monastère de Saint- Maur, si célèbre dans les annales de l'érudition. Peutêtre Castel, comme Chastellain, croyait-il devoir la vérité aux princes, môme pendant leur vie : en effet, lorsque Castel mourut, Louis XI se fit apporter à Cléry les chroniques rédigées par l'abbé de Saint-Maur, qui étaient conservées dans un coffre fermé à deux clefs, au trésor de Saint-Denis.
VIII. — Epistre au bon duc Philippe de Bourgongne. Cet éloge de Philippe le Bon ne marquerait-il pas l'époque ou Chastellain entra au service du duc de Bourgogne?
IX. — La ComplaifUe d'Hector. Qu'on n'oublie pas que les princes de l'Occident rattachaient leur origine aux colonies errantes dllion et que depuis six siècles les