‹ uvres de GilbertChapitre 38 sur 43 · DIATRIBE AU SUJET DES PRIX ACADÉMIQUES · texte numérisé non relu

DIATRIBE AU SUJET DES PRIX ACADÉMIQUES

Je me promenais ces jours passés dans une forêt voisine de Paris, seul, les tragédies de Racine en main. J'étudiais Fart de penser et d'écrire en vers dans ces antiques chefs-d'œuvre qu'on lit encore avec avidité lorsqu'on les sait par cœur. Ce plaisir me faisait oublier les langueurs de ma santé, et charmait l'ennui de ma promenade solitaire. Un jeune homme, prétendu poëte, errant dans cette foret, je ne sais par quel hasard, le front rehaussé d'une couronne académique, daigna m'apercevoir et même m'aborder. « Eh bien! me dit-il, d'une voix haute avant de me saluer, cadençons-nous toujours des vers?» Je le connaissais à peine : surpris qu'il ne s'informât point de ma santé, selon l'usage, je voulus lui faire sentir le ridicule de ce début pédantesque. Je lisais d'ailleurs sur son front, dans ses*yeux, l'impatience de réciter des vers nouveau-nés qui pesaient à sa mémoire, et j'étais fort aise

de m'épargner le tourment de les entendre. «Monsieur, lui répondis-je, je suis depuis longtemps valétudinaire. — Nous avons fait au moins de la prose pour le concours de cette année? — Monsieur, hier encore je pensais mourir. — J'arrive de la campagne, où j'ai poli quatre épîtres philosophiques pour le concours de l'année prochaine; maintenant je me délasse à composer une tragédie. — Monsieur, mon médecin m'ordonne les bains et l'exercice. — Vous tournez assez bien le vers ; je suis jaloux de votre suffrage : je vais vous lire une épître sur la chimie dans ses rapports avec l'éloquence... Ce sujet, sans doute, vous paraît admirable et bien académique. » Il me fut impossible d'échapper au supplice d'entendre cette lecture que j'avais d'abord, mais vainement prévue. Son ouvrage récité, je gardais le silence. « Qu'en pensezvous? me dit-il; ces vers ne sont-ils pas supérieurement tournés? » Je lui parlai encore de ma santé languissante; mais il avait juré de ne point comprendre mes plaisanteries, et ne s'apercevait pas de ma répugnance à converser avec lui sur des objets littéraires. Ivre de ses vers, se prodiguant lui-même l'encens que je ne lui donnais pas, sans cesse il répétait des tirades de son éternelle épître, comme pour avertir les passants qu'il était auteur. Je tentai plusieurs fois encore de détourner la conversation sur des choses étrangères à la poésie; mais quand je lui disais : « Convenez, monsieur, que ce bois est magnifique, » il me répondait : « L'Académie aime

les beaux vers. » Enfin, désespérant d'engager ce candidat philosophe à changer d'entretien, je me vis, à regret, forcé de parler d'un art que tout le monde cultive aujourd'hui, et que peu de personnes étudient sérieusement. Le poëte lauréat continuait d'effrayer les oiseaux de ses vers; je l'interrompis, et, lui montrant les chefsd'œuvre que j'avais dans les mains, et qui m'accompagnent toujours dans mes promenades écartées, je lui dis froidement : « Pour moi, monsieur, je ne compose plus depuis que je sais étudier ; mais si le besoin d'occuper et d'exercer mon esprit réveille jamais ma première manie, je me garderai surtout de rimer des épîtres pour les combats académiques. Ce n'est pas la crainte de trouver des juges prévenus ou injustes qui m'a fait embrasser cette sage résolution; je sais que nos sénateurs littéraires se piquent d'une justice incorruptible. Jamais les prix ne sont décernés avant que le concours soit ouvert ; jamais les combattants n'ont été d'avance connus de leurs juges; jamais aucun des pairs du Parnasse ne s'est complaisamment chargé de lire lui-même, en présence de l'assemblée fatale, l'ouvrage d'un protégé, de le prôner, de le ramener sur le tapis vert, lorsqu'à la pluralité des voix cet infortuné poëme aurait été proscrit; jamais l'esprit de parti n'a fait rejeter les productions d'un insurgent antiphilosophe; non, jamais mesdames telles, qu'on accuse faussement de. tenir bureau de philosophie, n'ont arrhé les suffrages du parlement littéraire en faveur d'un adepte nouveau-

né. Ces faits sont incontestables; si les railleurs les nient, les railleurs ont tort; vous le savez, monsieur, vous qui fûtes si justement couronné. Mais des motifs fondés sur un amour-propre bien entendu, des réflexions saines sur la nature des ouvrages en vers que l'Académie honore de sa préférence, une foule de raisons plus puissantes les unes que les autres, décideront toujours l'homme jaloux d'une vraie gloire, et qui s'intéresse au sort de la poésie, à ne point se battre avec une troupe d'enfants pour la médaille périodique

— Qu'il ne saurait obtenir.

— Peut-être; mais daignez m'accorder un moment de silence; je n'ai point de vers à vous lire. Vous êtes persuadé, sans doute, que les couronnes littéraires sont très-utiles aux progrès de la poésie?

— Eh! qui n'en serait pas convaincu? Les prix académiques enflamment la jeunesse lettrée d'une noble émulation ; les prix académiques sont des récompenses encourageantes pour le génie naissant; les prix...

— - Point d'éloquence académique ; raisonnons sans enthousiasme. Cette noble émulation que répand sur le Parnasse l'espérance d'obtenir le rameau d'or a-t-elle enfanté quelque génie extraordinaire, vous excepté? a-t-elle pro-* duit un ouvrage cité avec honneur dans les fastes de la poésie, votre épître exceptée? Nommez les athlètes illustres dont la force poétique s'est développée, s'est affermie dans l'arène académique, vous encore excepté. On re-

marque depuis longtemps que ces palmes annuelles ne sont jamais échues qu'à des talents médiocres, vous encore, vous seul excepté. Ceite observation constante prouve seule l'inutilité de vos jeux littéraires. Des talents médiocres feront-ils marcher la poésie française vers sa perfection ?

«Mais pour qui sont fondées ces couronnes? Est-ce pour des poëtes? est-ce pour des écoliers? Si c'est pour des poètes, pourquoi l'Académie n'assigne-t-elle pas à leur muse des sujets dignes de l'attention publique, et dont l'importance ou la difficulté puisse honorer les plumes savantes qui voudront les traiter? Si c'est pour des écoliers, comme leurs juges le publient toutes les années, je vous le demande, monsieur, est-il décent que les chefs au moins apparents de notre littérature soient chargés de couronner avec pompe, en présence de. l'élite de la nation assemblée, des empereurs de collège? Ainsi donc, ces prix si vantés ne sont pas seulement indifférents aux progrès de la poésie, mais ils dégradent encore les nobles mains qui les dispensent. Maintenant, dites-moi s'il sied à l'homme sensé de descendre dans ce champ clos littéraire, et d'y perdre des lances dont il peut faire un usage plus utile à sa réputation. »

L'apprenti philosophe me regardait du haut de son orgueil, et, dans sa colère académique, il me dit avec un air de mépris :

Je reconnais l'envie à ce discours critique.

— Vous devez, monsieur, reconnaître la vérité et

l'amour d'un art que je vois à regret courir vers sa chute, accélérée encore par cette émulation corruptrice qu'inspire aux jeunes auteurs le désir universel de conquérir une pomme dans ce jardin des Hespérides. Cette ambition puérile enracine de plus en plus le mauvais goût, dont le champ de la poésie est généralement infecté. En effet, parcourez les ouvrages en vers honorés du suffrage de l'Académie, depuis qu'un laurier, prétendu immortel, croît tous les ans au Louvre, quoique tous les ans moissonné, que verrez-vous? Des déclamations vagues, sans dessein, sans liaison, sans but; des rapsodies plates ou emphatiques, qui ne peuvent être appliquées à aucun genre; des poèmes bâtards, auxquels les auteurs eux-mêmes ne sauraient donner un titre, un nom qui leur soit propre. Ces vérités n'ont pas besoin de preuves; faut-il cependant vous les démontrer par des exemples? Choisissons les ouvrages fameux, au moins par leurs disgrâces, de ce poëte putatif qui, de prix en prix et de chute en chute, est tombé dans l'Académie. Comment appelez-vous sa déclamation intitulée le Poète? Elle est, s'il m'en souvient, décorée du modeste nom d'épître ; mais ce poë'me hermaphrodite est écrit tantôt du style de l'épopée, tantôt du style de la tragédie, souvent du style de la satire. Or, la simplicité, qui toutefois n'exclut pas la noblesse, doit caractériser le style de l'épître, ennemie de l'emphase; cette pièce n'est donc point une épître. Chaque genre a son style particulier; les mêmes pensées doivent être

exprimées différemment dans des ouvrages d'un genredifférent; tel mot est le mot propre dans une tragédie, qui ne l'est point dans une épître. Ces règles, fondées sur le bon sens, sont aujourd'hui trop oubliées, surtout par M. de La Harpe, qui, cependant, de dix en dix jours, régente par extraits la haute et basse littérature. Tous les écrits du siècle ont la même physionomie, la même couleur, le même ton. Une fausse élévation règne également dans toutes nos poésies. On craint de donner à son style cet air de familiarité noble ou naïve que les anciens recherchaient, et toujours inséparable du vrai, du naturel et du sublime. Gardez-vous de croire que cette familiarité de style rejette la nouveauté clés expressions ou l'audace des métaphores. N'avez -vous pas cent fois observé que le peuple même emploie dans la conversation des mots si hardis, si originaux, qu'ils vous paraîtraient encore présomptueux dans un ouvrage du genre le plus élevé ? Mais le style peut être emphatique sans être original ni hardi. Tel est le style de cette déclamation épistolaire dont je vous parle. D'ailleurs, a-t-elle un but marqué? Oui, sans doute, répondra M. de La Harpe, c'est de montrer les caractères distinctifs du poète, les signes auxquels on doit le reconnaître. Oh ! le plaisant auteur, qui d'un sujet d'ode va faire une épître ampoulée! Et cette pièce de lignes mal riméss sur la navigation, quel nom lui donnerez -vous ? M. de La Harpe a bien pu la baptiser du nom fastueux d'ode ; mais le style, la

marche, le plan, le sujet même de cette rapsodie, annoncent-ils une ode? A la vue de ce titre vague, la Navigation, vous imaginez d'abord que l'auteur va composer un poëme didactique, ou quelque traité sur la marine. M. de La Harpe a beau s'écrier sans cesse : Quentends-je ? que vois-je ? le lecteur lui répond : J'entends, je vois un rimailleur qui n'a jamais soupçonné les premiers éléments du genre lyrique. Peindre est l'objet général de la poésie; chanter est l'objet particulier de l'ode: cette sorte de poëme exclut les sujets d'une vaste étendue, tels que la navigation, parce que l'enthousiasme du poëte ne pouvant se soutenir longtemps, une ode doit être nécessairement courte. Aussi voyez-vous dans les anciens des odes d'un genre élevé qui n'ont pas trente vers. Les sujets qui jettent inévitablement l'auteur dans une foule de descriptions continues, qui l'entraînent dans un amas ridicule de définitions métaphysiques, de sentences morales, sont également réprouvés par ce genre. Aussi je me garderai bien d'imiter ces rimeurs qui se tuent à composer des odes sur l'ambition, la jalousie, l'enthousiasme, etc. La Motte a toujours choisi de pareils sujets, et La Motte a toujours rimé des odes médiocres. L'ode doit être une espèce de drame : le pathétique est l'âme de ses chants ; c'est là qu'il faut étaler la i pompe des images, l'audace des mouvements et des expressions, l'harmonie des périodes; c'est là que

Tout oser est le droit du peintre et du poëte.

« Le voyage de Colomb put fournir la matière d'une ode; un homme plus instruit que M. de La Harpe, qui ne cesse d'étaler dans sa gazette l'affiche du savoir, eût choisi ce sujet. Alors les détails de la navigation entreraient dans le corps de l'ouvrage comme des ornements accessoires; les descriptions, ménagées avec art, seraient, comme elles doivent l'être en effet, une sorte de délassement pour le poêle, fatigué d'une inspiration trop suivie, et pour le lecteur, souffrant de le voir sans relâche lutter avec le dieu qui l'agite et l'opprime. Autant de fois que vous ne prendrez pas pour guides ces principes invariables, autant de fois vous ferez, au lieu d'une ode raisonnable, une déclamation puérile et semblable à celle que M. de La Harpe a rimée sur la navigation.

« Il est inutile de vous citer tous les ouvrages couronnés qui sont des monstres académiques, sans forme et sans nom. On ne doit pas être étonné qu'un essaim déjeunes auteurs, qui font d'abord des vers par manie, ensuite par habitude, sans avoir jamais étudié l'art difficile qu'ils dégradent; on ne doit pas être étonné, dis-je, qu'ils produisent au concours des avortons de poèmes dont personne ne peut deviner le genre et le dessein; mais ce qui surprend les gens de goût, c'est de voir l'Académie justifier ce désordre littéraire en accordant une préférence scandaleuse à ces poésies vagues et sans objet. C'est ainsi qu'elle a rendu funeste aux lettres une institution qui pouvait contribuer à leurs progrès. Ces jeunes auteurs

étaient nés peut-être avec de grands talents pour la poésie; mais vos couronnes ont tenté leur ambition. D'abord ils ont. perdu un temps précieux pour l'étude, à combattre infructueusement. Dominés par cette fausse idée, qu'un prix obtenu peut commencer une réputation, impatients de leur obscurité, irrités par leurs défaites, ils se sont obstinés dans leur ambition; et pour vaincre ils ont cherché à modeler leurs ouvrages sur les ouvrages victorieux, à conformer leur goût au goût de leurs juges. Une victoire leur a donné le désir d'une autre victoire. Ainsi, de prix en prix, ils ont vieilli en faisant des efforts pour corrompre leur goût, et sont parvenus en effet à dépraver les talents dont la nature les avait enrichis. Je vous parle, monsieur, avec franchise; vous pouvez dénoncer un jeune audacieux à la vengeance de l'Académie : je la respecte infiniment; mais plus je l'honore, plus je dois croire qu'elle me pardonnera mon zèle pour la poésie. Je suis même persuadé que plusieurs de ses membres gémissent comme moi sur le mauvais goût des ouvrages qui sont soumis à leur décision. Si toutefois ils s'offensent, par esprit de parti, de ces observations que vous pouvez leur communiquer, j'en suis consolé d'avance.

Jaime beaucoup Platon, mais plus la vérité.

— C'en est trop; quelle rage avez-vous de diffamer nos couronnes? et que vos diatribes sont longues!

— Comme vos épîtres, je l'avoue.

— Ainsi, pour le bien de la poésie, vous proscrivez nos jeux littéraires?

— Non, monsieur; les encouragements pour les gens de lettres ne sont déjà que trop rares. Je souhaite, au contraire, que vos lauriers croissent avec quelques branches d'or de plus. N'est-il pas scandaleux que l'imprimeur de l'Académie, s'appropriant les ouvrages couronnés, soit pensionné aux dépens des poètes qu'elle daigne illustrer par son suffrage? Ils combattent pour un prix; ce libraire seul l'obtient. Mais je souhaite en même temps qu'elle rende utile aux lettres ces luttes poétiques.

« Si j'avais comme vous, monsieur, l'honneur d'approcher des immortels, j'oserais leur dire : Souverains seigneurs du Parnasse, il n'est pas en votre pouvoir de réformer la génération présente des rimeurs ; mais comme la jeunesse littéraire débute presque toujours par solliciter les couronnes dont vous êtes les dispensateurs, vous poilvez former au bon goût une génération nouvelle, et préparer à la poésie un règne plus brillant. Abandonnés à leur génie encore enfant, ces poètes futurs se perdent sur les traces de leurs prédécesseurs, et n'offrent pour tribut annuel à votre immortelle compagnie que des rapsodies sans nom. Que le sujet et le genre des ouvrages admis aux combats littéraires dont vous êtes les juges cessent désormais d'être libres : les poésies qui vous seront présentées seront moins vagues, et le public enfin saura quel nom leur donner. D'ailleurs, quelque grands

hommes que vous soyez, vous êtes hommes enfin ; dans cette multitude d'ouvrages différents de genre et de sujet, il est presque impossible de choisir celui qui mérite la préférence; vous pouvez vous tromper, et, pour être une erreur, un choix mal fondé ne cesse pas d'être une injustice; mais quand les athlètes académiques seront assujettis à traiter le même sujet, vous pourrez facilement comparer leurs productions, déterminer celle dont le mérite sera supérieur au mérite de ses rivales, et vous serez justes plus à votre aise.

« L'Académie a, dit-on, ses années d'indulgence et ses années de sévérité. Plus d'années d'indulgence : l'indulgence nuit aux vrais talents, parce qu'elle les rend paresseux et moins difficiles sur leurs productions; les talents médiocres n'en méritent point, il faut les étouffer: quiconque ne fait point honneur aux lettres les dégrade.

a La rime, appauvrie et méprisée universellement, réclame votre appui ; elle n'est point un ornement accessoire dans notre poésie; une mauvaise rime est un solécisme en vers. C'est sans fondement que nos auteurs rejettent sur elle la monotonie de leurs écrits. Les Latins rimaient comme nous; si ce n'était point par les sons, c'était par la prosodie. Ces dactyles, ces spondées qui 'reviennent sans cesse à la fin de leurs vers alexandrins, ne sont-ils pas de véritables rimes? Vengez donc la rime française; accoutumez à son joug cette jeunesse encore docile; qu'un ouvrage mal rimé n'obtienne jamais le

prix : on peut, sans injustice, présumer plus de talents dans un poète esclave de la rime que dans celui qui la néglige, parce que l'exactitude des rimes annonce un travail obstiné et la fidélité aux principes des anciens. Mais que la raison soit encore plus sacrée que la rime; rejetez sans pitié les ouvrages qui n'auront point le style propre au sujet; que les gens de goût ne soient plus condamnés au supplice de lire des épîtres chantées avec l'enthousiasme de l'ode, et des odes écrites avec la simplicité didactique de l'épître. Vous êtes responsables envers la nation du goût des poètes naissants; épargnez aux amateurs de la poésie les volumes d'ennui dont ils sont menacés par cette jeunesse, héritière du faux esprit des grands hommes du jour; et que le plus beau, le plus utile des arts refleurisse par vos soins. »

Le défenseur des prix académiques affectait de m'écouter avec indifférence. « A ces vaines déclamations, me dit-il, qui ne vous reconnaîtrait pas? Oui, vous êtes ce satirique qui diffama son siècle en vers imposteurs. Tous les ouvrages modernes sont à vos yeux médiocres ou détestables; vous n'aimez rien.

— Monsieur, c'est que mes ennemis composent, et que mes amis savent lire. »

A cette réponse inattendue, il fronça le sourcil, et* partit sans me dire adieu.

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