‹ uvres de GressetChapitre 113 sur 215 · F RO N T I N · texte numérisé non relu

F RO N T I N

Parbleu , ne vous en moquez pas ; Lisette vaut, je crois, la peine qu'on s'arrête ; Lt je veux l'épouser.

CL É ON

Tu serois assez bête Pour te marier, toi? ton amour, ton dessein, N'ont pas le sens commun.

FHOJTIlt.

Il faut faire une fin ; Et ma vocation est d'épouser Lisette :

.l 'aimois assez Marton , et Nérine , et Finette , Mais quinze jours chacune, ou toutes à 'a fois; Mon amour le plus long n'a point passé le mois: Mais ce n'est plus cela , tout autreamour m'ennuie ; •f e suis fou de Lisette , et j'en ai pour la vie.

CL É ON

Quoi ! tu veux te mêler aussi de sentiment ?

F r o NT IN.

Comme un autre.

c lé o N.

Le fat ! Aime moins tristement ; Pasquin, Lolive, et cent d'amour aussi fidèle, L'ont aimée avant toi , mais sans se charger d'elle : Pourquoi veux-tu payer pour tes prédécesseurs? Fais de même ; aucun d'eux n'est mort de ses rigueurs.

fr o N t i w.

Vous la oonnoissez mal , c'est ti'ie 611e sage.

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