SCENE III
I LORISE, GLÉON.
noRisE. Je vous cherche par-tout. Ce que prétend mon Aère Est-il vrai? vous parlez, m'a-t il dit , pour Valere : Changeriez-vous d'avis?
i38 LE MÉCHANT.
CIÉON.
Comment ! vous l'avez cru?
FLOUISE.
Mais il en est si plein et si bien convaincu...
CL E ON
Tant mieux. Malgré cela , soyez persuadée
Que tout ce beau projet ne sera qu'en idée,
Vous y pouvez compter, je vous réponds de tout ;
En ne paroissant pas contrarier son goût,
J'en suis beaucoup plusmaître ; et labête est si bonne,
Soit dit sans vous fâcher...
r LORIS E.
Ab ! je vous l'abandonne ; Faites-en les honneurs: je me sens, entre nous, Sa sœur on ne peut moins.
CLÉ ON
Je pense comme vous ; La parenté m'excède, et ces liens, ces chaînes De gens dont on partage ou les torts ou les peines , Tout cela préjugés , misères du vieux temps ; C'est pour le peuple enfin que sont faits lesparents. Vous avez de l'esprit, et votre fille est sotte , Vous avez pour surcroit un frère qui radote , Eh bien ! c'est leur affaire après tout : selon moi Tous ces noms ne sont rien, chacun n'est q ue pour soi .
F LORISE.
Vous avez bien raison ; je vous dois le1 courage Qui me soutient , contre eux , contre ce mariage. L'affaire presse au moins , il faut se décider : Ariste nous arrive, il vient de le mander; Et, par une façon des galants du vieux style, Gcronte sur la route attend l'autre imhécille ; Il compte voir ce soir les articles signés.
CL Éo N.
Et ce soir finira tont ce que vous craignez. Premièrement, sans vous on ne peut rien conclure ;