‹ uvres de GressetChapitre 170 sur 215 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

FLORISE, AltlSTE.

ARISTE

C'est trop vous désoler :

En ver.t -, madame, il ne vaut point la peine Du moindre sentiment de colère ou de haine : Libre de vos chagrins, partagez seulement Le plaisir que Chloé ressent en ce moment D'avoir pu recouvrer l'amitié de sa mère , Et de vous voir sensible à l'espoir de Valere. Vous ne iu'étonnez point , au reste , et vous deviee Attendre de Cléon tout ce que vous voyez.

FLORISE

Qu'on ne m'en parle plus : c'est un fourbe exécrable , Indigne du nom d'homme , un monstre abominable. Trop tard pour mon malheur je déteste aujourd'hui Le moment où j'ai pu me lier avec lui. Je suis outrée!

ARISTE

Il faut ,sans tarder, sans mystère , Qu'il soit chassé d'ici.

FLORISE

Je ne sais comment faire , Je le crains ; c'est pour moi le plus grand embarras.

ao6 LE MÉCHANT.

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