‹ uvres de GressetChapitre 188 sur 215 · SUR LES TABLEAUX · texte numérisé non relu

SUR LES TABLEAUX

De quelques auteurs oubliés , Tout s'anéantit dans la France, Le goût, les arts les plus brillants , Tout meurt sous des dieux indolents ; Et, dévoués à l'opulence, Nos jours ramènent l'igrorance Sur la ruine des talents.

Mais quelle lumière nouvelle Dissipe le sommeil des arts !

De la divinité d'Apelle Le temple s'ouvre à mes regards.

Naissez, sortez de vos ténèbres , Elevés de cei art cbaimant Qui de la nuit du monument Sauve les spectacles célèbres, Et fixe la légèreté De la fugitive beauté.

De vos maîtres , que dans ce temple La patrie honore et contemple , Distinguez, saisissez les traits ; Et , par le talent et l'exemple Elevés aux mêmes succès, D'une gloire contemporaine Méritez les fruits les plus doux:

C'est la seule gloire certaine ; Et l'avenir n'est rien pour nous.

Si, dans cette illustre carrière, La Peinture sur ses autels De Rigault et de l'Argiliere N'offre point les traits immortels, A juste titre elle a pu croire Que c'étoit assez pour sa gloire, Assez pour enseigner ses lois, D'offrir les Coypels , les de Troys, Et de conduire sur ses traces Vanlo , le fils de la Gaieté ,

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