ARON BEL
Quand , pour lui revenu, j 'apportais, des secrets Dus aux soins d'un état heureux par ses bienfaits, Quoi ! je le vois trahi dans ces mêmes contrées Où je comptois revoir ses vertus adorées ! Quels lâches imposteurs ont causé ses revers ?
Tout abandonne-t-il Yorcestre dans les fers? N'est-il ]>lus à la cour une aiue assez hardie Pour oser s'élever contre la calomnie?
( > t.ii <|ui dans des temps dontjegardelesinœnrs Inspirois nos aïeux, ci faisais lis grands cœurs, Vérité généreuse, es-tn donc ignorée, Et du séjour des rois à jamais reti Nourri loin du mensonge et de l'esprit des cours, .1'iguore du tout art les obliques détours; Mais, libre également d'espérance et de crainte, J'agirai sans faiblesse el pari rai sans feinte: Ou expose toujours avec autorité î.a cause de 1 honneur et de la vérité. Commander,, j'obéis; nul péril ne m'étonne: Qui m- craint point la mort ne craint point qui la donne.
ÈUGÉITIK.
Qne puis-je décider? vous-même guidez-moi; Je ne sais qui gnuir eu ces moments d'effroi. A'olfax. garde mou père, il en veut à sa vie; .l'ai vu dans ses discours la bassesse et l'envie. Ab ! si dans < et instant des juges ennemis Décidoient qu'en secret... AÏ.! mylord, j en frémis. Allons, servez de guide à mon ame égal è< : Du liai qui le renferme environuons feutrée : Et si des assassins lui vont percer le flanc, Ils n'iront jusqu'à lui que couverts de mon sang.
AROSIiE I..
?<"on ; il faut plus ici qu'une douleur stérile. Forcez des courtisans la cohorte sei vilt : Confondez l'imposture, éclairez l'équité . El jusqu'au trône enfin p<.rtc* la vérité. Au zèle d'un ami laissez le soin du reste; Vorcéstre confondra celle ligue funeste : Ou , si pour le sauver mes soins sont superflus . Quand il expirera je n'existerai plus.