‹ uvres de GressetChapitre 53 sur 215 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

ARONDEL, gardes.

ARO JDEL,

Quel est donc notre sort ?

Qu'attend-on? et pourquoi me laisse-t-on la vie? Tou crime est-il comblé , trop ingrate patrie ? Renversant de tes lois le plus ferme soutien, As-tu sacrifié ton dernier citoyen?

Qu'est devenu Vorcestre? Affreuse incertitude ! Ne puis-je m'éclairer dans mon inquiétude? Dans mou cœur déchiré ce doute sur son sort Revient à chaque instant multiplier la mort.

aux gardes. ) Vous, ministres du meurtre et de la tvrannie ? Si chez vous la pitié n'est point anéantie , R.épondez, rassurez mon espri*. incertain, Ou comblez les horreurs de mon affreux destin... Vous ne répondez rien; ce farouche silence , Barbares , m'apprend trop ce qu'il faut que je pense : Il est donc mort ! frappez , terminez mon malheui ; Qui versera mon sang sera mon bienfaiteur ; Achevez de briser la chaîne déplorable Qui captive mon ame en ce séjour coupable ; Et, délivrant mes yeux de l'aspect des mortels, Sauvez-moi de l'horreur de voir des criminels.

6o EDOUARD 1 I T.

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