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Mais je ne parle pas seulement de son Style, S'il n'avoit de mauvais que le i ■ « - 1 qu'il distile, Ce seroit peu de chose, el tous les médisants Ne nuisent pas beaucoup chez les honnêtes gens. Je parle de ce goût de troubler, de détruire , Du talent de brouiller, et du plaisir île nuire :
ïiS LE MÉCHANT.
Semer l'aigreur, la haine et la division, laire du mal enfin, voilà votre Cléon ; Voilà le beau portrait qu'on m'a fait de son ame , Dans le dernier voyage où j'ai suivi madame: Dans votre terre ici fixé depuis long-temps, "Vous ignorez Paris et ce qu'on dit des gens. Moi, le voyant là-Las s'établir chez Florise, Ei lui trouvant un ton suspect à ma franchise, Je m'informai de l'homme , et ce qu'on m'en a dit Est le tableau parfait du plus méchant esprit; C'est un enchaînement de tours , d'horreurs secrètes , De gens qu'il a brouillés , de noirceurs qu'il a faites , Enfin, un caractère effroyable, odieux.
G É R O N TE
Fables que tout cela , propos des envieux. Je le connois, je l'aime, et je lui rends justice. Chez moi , j'aime qu'on rie , et qu'on me divertisse ; Il y réussit mieux que tout ce que je voi. D'ailleurs , il est toujours de même avis que moi ; Preuve que nos esprits étoient faits l'un pour l'autre , Et qu'une sympathie, un goût comme le nôtre, Sont pour durer toujours ; et puis, j 'aime ma soeur , Et quiconque lui plait, convient à mon humeur : Elle n'amené ici que bonne compagnie ; Et, grâce à ses amis, jamais je ne m'ennuie. Quoi ! si Cléon étoit un homme décrié , L'aurois-je ici reçu? l'auroit-elle prié? Mais quand il seroit tel qu'on te l'a voulu peindre. Eaux, dangereux, méchant, moi, qu'en aurois-je à
craindre?
Isolés dans nos bois, loin des sociétés, Que me font les discours et les méchancetés?
LISETTE
Je ne jurerois pas qu'en attendant pral îqtre , Il ne divisât tout dans votre domestique. Madame me paroît déjà d'un autre avis