LX ^ INTRODUCTION
plus ailleurs sous la plume du poète, sauf, avec quelques modifications, dans certaines pièces lyriques, les Complaintes QLa strophe se compose de quatre vers : les trois premiers, de dix syllabes, sont reliés entre eux par la môme rime; le quatrième n'a que quatre syllabes et introduit une nouvelle rime qui est reprise par les trois grands vers de la strophe suivante ; et puis le quatrième vers, plus court, amène de nouveau une autre rime répétée dans les vers décasyllabiques qui lui succèdent» etc.,(aioaioaiob4 — biobiobioC4— CioCioCiod4,etc.)4Les strophes, de cette façon, sont indissolublement enchaînées Tune à l'autre en une suite ininterrompue d'après le principe qui préside au système plus ingénieux encore de la ter:[a rima de la Divine Comédie 'JLa même rime paraît quatre fois de suite ; il était donc bien plus malaisé pour le poète de construire des vers à rime riche, et on ne saurait raisonnablement comparer les rimes de ce poème à celles des autres dits.
ILe Jugement dou Roy de Behaingne rentre dans la catégorie des débats amoureux, « sortes de développement tout nouveau des anciens jeux-partis » Une dame dont Tamant vient d'être enlevé par la mort, et un seigneur, trahi et délaissé par son amie, prétendent chacun avoir plus à souffrir que l'autre. La querelle, sur le conseil de Guillaume, est portée devant le roi de Bohême et tranchée en faveur du chevaliei\{Dans les
1 . Le Dit dou Cerf blanc écrit dans la môme forme ne peut être l'œuvre de Machaut. 11 ne se trouve que dans notre manuscrit J et manque dans nos bons manuscrits.
2. Si l'on ne retrouve plus cette forme chez Machaut, on la rencontre chez Froîssart^ chez Christine de Pisan et ailleurs ; elle a donc évidemment joui d'une certaine faveur auprès des poètes de cette époque.