‹ Œuvres de Henri Hymans (volume 2)Chapitre 1 sur 26 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le recueil que je livre au public se compose d’un choix de travaux relatifs à l’histoire de l’art, principalement dans les anciens Pays-Bas et la Belgique actuelle, travaux dispersés dans un grand nombre de revues. En les réunissant, j’ai la conviction de rendre service à tous ceux qu’intéresse la branche de la science cultivée par mon mari.

C’est en même temps pour moi un moyen d’honorer sa mémoire, après avoir été associée une cinquantaine d’années à ses recherches.

Lorsqu’il s’éteignit en 1912, mon mari n’avait rien perdu de l’activité, de la vivacité d’esprit de la jeunesse, et sa longue expérience, les vastes connaissances acquises, les nombreux matériaux assemblés promettaient plus d’une étude digne de ses meilleures productions. Aussi tous ceux qui, à l’étranger comme en Belgique, en appréciaient la haute valeur, furent unanimes à regretter sa perte. Ce regret fut particulièrement exprimé par deux de ses

confrères les plus autorisés de l’Académie royale de Belgique : MM. Max Rooses et Lucien Solvay, dans des éloges que je reproduis plus loin, témoignages bien précieux pour moi de la considération et de l’estime générales accordées à la fois à l’homme et au savant.

J'ai respecté absolument les textes, ne voulant rien supprimer. Cela amène quelquefois dés redites par suite des nombreux travaux qui lui furent demandés sur un même sujet, mais ils donnent toujours un renseignement nouveau et intéressant. Le lecteur comprendra le sentiment qui m’a guidée. J’aurais pu y ajouter un plus grand nombre de notes qu’il avait recueillies, mais le travail eut été trop considérable.

Mon mari m’ayant manifesté le désir de ne pas laisser disperser sa bibliothèque, afin qu’elle puisse servir aux travailleurs, j’ai respecté cette belle pensée. Je la voulais à Anvers, sa ville natale qu’il aimait tant ! Le Gouvernement désirant fonder une Bibliothèque artistique, m’a demandé de la laisser à Bruxelles. J’ai cédé; elle est aujourd’hui au Musée du Cinquantenaire.

J’espère que les travaux que j’ai réunis serviront aussi aux travailleurs , j’aurai ainsi complété la belle et généreuse pensée du savant toujours prodigue de renseignements donnés à tous ceux qui en sollicitaient.

Je remercie bien vivement les éditeurs qui m’ont autorisée à publier les articles parus chez eux, ainsi que les amis qui ont bien voulu me faire des traductions. M. Martin Schwesthal, bibliothécaire de S. M. le Roi Albert; M. Guillaume Van de Putte, directeur général au Ministère des Finances; M. J. Chenot, sous-directeur au même

Ministère; M. Michot, secrétaire de la Société des bibliothécaires belges, ainsi que M. de Cocq van Delwijnen. je remercie aussi tout spécialement M. Hayez, M. H. Martin et M. A. Bériau de l’imprimerie Hayez, et je réclame l’indulgence du public.

En raison du prix extrêmement élevé de la reproduction des illustrations, j’ai dû limiter le nombre des planches. Je prie le lecteur de consulter les travaux originaux pour toutes les pièces que je n’ai pu reproduire dans le présent ouvrage.

J’ai commencé ce travail en 1914, avant la guerre; mes recherches furent bien difficiles en ces temps troublés. }e les ai terminées en 1919.

Fanny HYMANS-CLUYSENAAR.

Voir les deux volumes de brochures que j’ai rassemblées en 1913 : Études et notices relatives à L’histoire de l’art dans les Pays- Bas.

Henri HYMANS

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