francs
Après ces prix principaux, les enchères ont été de beaucoup modérées. Un Jongkind, Clair de lune, n’a fait que 240 francs, les I^eys, 29. Synagogue des femmes, à Prague; 30. Marguerite, l’un et l’autre de la troisième manière du maître, 4,000 et 7,500 francs; 32. X Entrée de Louis XT, à Paris, de la première manière, 625 francs; 31, Rigoletto, de la seconde manière, très joli petit tableau, 9,600 francs; enfin 33. Les Magistrats d’ Anvers, esquisse de tête de la dernière manière du peintre, 500 francs. Il est juste d’ajouter qu’aucune de ces créations n’avait une grande importance. On en peut dire autant du n° 51, petite figure de Gentilhomme, par Brozik, 8,000 francs; du n1 56, Moukaczy, La Liseuse, 3,400 francs; du n° 57, Pettenkoffen, tm ('barrette, 2,000 francs; enfin du n° 47, Achenbach. Paysage de Norwège, 1,600 francs. Len°48, Tadema, une Nymphée, a obtenu 13,500 francs.
Les tableaux anciens, présentés à la seconde vacation, 11’ont que très exceptionnellement atteint le prix des
modernes. A vrai dire, ils le leur cédaient en qualité. Rembrandt, pour sûr, ne brillait pas au premier rang, ni sa figure en pied, très authentique d’ailleurs, et donnée par Bode sous le n° 54; le portrait de Martin Pepyn, par Van Dyck, bien connu par la gravure de Bolswert, appartenait à la bonne movenne des œuvres de l’illustre portraitiste. Il était d’ailleurs daté de 1632 et l’inscription me pictorem pictor pinxit D. Ant. Van Dyck Equis illustris le rendait fort intéressant, même en dehors de sa valeur artistique. Aussi le Musée d’Anvers a-t-il tenu à se le faire adjuger. Le portrait de femme de Frans Hais, de la collection Lissingen, daté de 1640 et gravé par Unger, avait une importance indiscutable : cette figure est au nombre des créations attrayantes de l’illustre artiste. Les Rubens étaient à peine des hors-d’œuvre.
Vente 2.
Le Portrait d’homme, un buste, n° 83, porté au contingent du maître, après avoir été jadis attribué à Van Dyck, a paru énigmatique encore à bien des connaisseurs. Il n’a point de pédigrée.
Le Paracelse de Rubens , extrêmement intéressant comme œuvre bien personnelle de l’illustre peintre, n’est malheureusement pas un portrait proprement dit. Il passe au Musée de Bruxelles. De beaucoup plus intéressant le portrait en grisaille d ' Olivarez , dans le cadre orné, maintenu pour l’estampe de Pontius, où l’effigie est empruntée à Vélasquez. La tête donnée par Rubens nous donne peutêtre un portrait plus ressemblant du « Comte-Duc » qu’aucun autre. C’est à coup sûr ainsi qu’on apprend à connaître Rubens à son voyage à Madrid, déjà terriblement affaissé sous le poids des ans et portant perruque. Le Crucifiement, attribué à Memling, n’avait rien du maître, mais le tableau, peut-être de Simon Marmion, était non
seulement bien estimé, mais d’un intérêt historique fort grand, provenant de l’abbaye de Saint- Ber tin à Saint- Omer. Le Vermeer , de Delft, Le Géographe , à la collection Pereire, avait souffert considérablement et, par malheur, beaucoup de noms illustres ont, de la sorte, été ternis. Une douzaine d’œuvres seulement sont arrivées à faire la somme de 20,000 francs et pas une 11’a été à 40,000, si ce n’est le Portrait de Pepyn , acquis par le Musée d’Anvers au prix de 60,000 francs.
Voici maintenant un aperçu des principaux prix d’adjudication : 77. Memling, Le Calvaire, 30,000 francs ; 126. Rembrandt, Portrait du peintre, en costume oriental,