francs; 105. Hobbema, Moulin à eau , daté de
collection Beurnonville, 32,000 francs ; 10g. Thomas
De Kevser, Famille hollandaise dans son intérieur, collections Double et Secrétan, très joli morceau, 36 mille 500 francs; 72. Ant. Van Dvck, portrait de Martin Pepyn,
60.000 francs (Musée d’Anvers) ; 75. Frans Hais, Portrait de vieille daine, 25,500 francs (Musée de Gand) ; 124. Paul Potter, Pâturage près d’une ferme, de coloris très fin,
26.000 francs ; 115. Metsu, Intérieur, collection Beurnonville, 31,500 francs; 83. Rubens, Portrait d’homme (en buste), 29,000 francs; 81. Le même, Portrait d’Olivarez, grisaille, dans un encadrement, 12,000 francs; 82. Le même, Théophraste Paracelse, de l’ancienne galerie Marlborough, 1886, 24,000 francs (Musée de Bruxelles); 130. Van Steen, Le Maître d’école, charmant specimen,
10.000 francs (Musée de Mulhouse); 114. Vermeer, de Delft, Le Géographe, 10,500 francs; 104. [an Van der Fleyden et Adv. Van de Velde, Entrée d’une ville hollandaise, de qualité excellente, 18,000 francs ; 98. Alb. Cuvp, Leçon d’ équitation , 28,000 francs ; 111. N. Koedvk, La petite garde-malade, au Musée d’Anvers, qui est devenu, au prix de 13,000 francs, l’acquéreur de ce très joli tableau d’un maître fort rare. Les Ostade ont peu réussi et, chose
bizarre, un Isaac, n° 123, Scène d’hiver, a obtenu 6 mille 500 francs, quand les Intérieurs, nos 122 et 123, d’Adheem, n’obtenaient que 3,100 et 4,000 francs. Le Louvre est entré en possession, au prix de 29,000 francs, contre le Musée de Bruxelles, du splendide portrait de femme de Goya, de la collection Salamanca. C’est une œuvre superbe et amplement à la hauteur du renom de l’excellent maître espagnol. A mentionner encore une splendide tête de Salvator Rosa, n° 148, Le Vigneron , adjugée au prix minime de 3,300 francs à un amateur de Berlin. Il est rare de trouver le rigoureux coloriste ainsi représenté, car le personnage est, ici, presque de grandeur naturelle.
Cette seconde vacation a produit au delà de 7 cent 50 mille francs, portant l’ensemble à 1,310,792 francs, somme inférieure aux estimations. A Anvers, chose certaine, on parlait de plusieurs millions refusés par la famille Kums au moment de la suppression de son « musée », car c’est sous ce titre même qu’a été aliénée la collection.
Deux Primitifs flamands
à l’Exposition des portraits anciens à La Haye (l).
Dans le milieu d’art épanoui que représente l’Exposition de l.a Hâve, deux portraits semblent faire disparate. D’origine néerlandaise indiscutable, ils accusent, et de manière frappante, la prodigieuse étape franchie par les maîtres hollandais du XVIIe siècle. Dans les œuvres que je désigne la virtuosité n’a aucune part. La masse des visiteurs les a-t-elle seulement observées? C’est possible, mais nullement certain, car, en dehors de leur physionomie surannée, rien vraiment, n'a dû les signaler à son attention
D’ailleurs, peu semblables entre elles, et pour le moins distantes d’un siècle, elles appartiennent à des époques dont l’intérêt revit à la lueur de la science moderne, plus que par le plaisir que nous procurent les choses artistiques. La sincérité d’accent y est frappante; cependant, et de toute évidence, peintres et modèles ont fait abstraction de l’idée de temps. Si le * vite lait » est le « vite vu », le charme des œuvres approfondies est dans l’expression qui s’en dégage et vous retient; c’est le cas de nos deux portraits de La Hâve, un portrait d’homme du XVe siècle, exposé par M . AV. Gumprecht de Berlin; un portrait de jeune hile du XVIe siècle, appartenant au comte Tarnowski à Dzikow.
Les deux époques sont clairement exprimées par le costume et par le fini. Elles ne ressortent pas moins de l’interprétation.
L’homme, vu de profil, ou à peu près, constitue une des apparitions graves auxquelles, en Italie, comme en Flandre,
(') Onze Kunst, 1903, p. 153, 11e Jaargang, n° 10. octobre. Buschmanu, Anvers.