EVITER DE FOURNIR
tolcrance de ce mal est utile, à quelques énards, dans les {^andes villes. La prohibition n est bonne à rien : elle a meme des inconv<> nients partiruliers.
L'hôpital établi à Londres pour les filles repentantes est une très-bonne institution : mais ceux qui re^'ardent la prostitution avec un rigorisme absolu, ne sont pas conséquents avec eux-mémes quand ils approuvent cette fondation charitame. Si c'-est réformer les unes, c'est encourager les outres. L'hôpital de Clielsca n’est-il pas un encouragement pour les soldats, celui de Greenwich pour les matelots?
Il faudrait instituer des annuités quicommenceraient à un certain âge : ces annuités seraient
adaptées à ce triste état, où le temps de la moisson est nécessairement court, mais où il y a quelquefois des profits considérables.
L’esprit d’économie se forme sur un faible principe et va toujours en augmentant. Une somme trop petite pour offrir une ressource comme cai)ilm actuel peut donner une annuité considérable à une époque éloignée.
Sur les points de morale, où il y a des questions contestées , il est bon de consulter les lois des différentes nations. (Vest pour l’esprit une manière de voyager. Dans le cours de cet exercice, on se dégage des préjugés locaux et nationaux, en ^sant passer en revue devant soi les usages des autres peuples.