‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 268 sur 524 · DEUXIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CLASSE

SCBOIVISIOÜ DES DÉLITS CONTRE SOt-MÉME.

Les délits contre soi-même sont, à proprement parler, des actes d'erreur ou d imprudence : nous avons déjà vu, en examinant les limites qui séparent la morale et la législation, qu'il y a de fortes raisons de ne pas traiter ces délits comme les délits des autres classes. Les soumettre à des peines, ce serait faire parles luis mêmes un mal beaucoup plus grand que celui qu’on prétendrait prévenir.

Il est cependant utile de classer ces délits, 1* pour montrer en général quels sont les délits qu il ne faut pas soumettre à la .sé^'érité des lois ; a* pour faire trouver ceux contre lesquels il convient de faire une exception par des raisons particulières.

La subdivision de ces délits est exactement la même que celle des délits privt's. mal que nous pouvons éprouver de la part des autres , nous pouvons nous le faire à nous-mêmes.

Genres des délits personnels ou contre soi-méme.

ORDRE. Contre la personne.

I . Injures corporelles simples. Exemples : Jeûnes. — Continence outrée. — Macération. — Excès d’intempérance.

2. Injures corporelles irréparables. Mutilations. — Membres perdus par négligence ou témérité, ou par suite d'excès.

3. Injures mentales simples. Ex. Craintes religieuses conçues pour autre cause que

Eour des faits nuisibles à la société. — ,nnui par indolence. — Affaiblissement des facultés intellectuelles par excès ou par inaction.

. n - ( £-v. Privations on prati-

Page 1