PERMANENTS
le même effet que s’ils s'étaient déclarés pour le parti de fa minorité : ce que, par la supposition, ils n’ont pas fait. Dans le calcul des suffrages, à parler mathématiquement, la vraie valeur du vœu d’un absent est de un moins un : ce qui est égal à zéro. Lui do<mer la valeur de plus un ou de moins un , serait un faux calcul.
Mais est-il toujours ntfeessaire d’avoir une décision ? Non , sans doute : il y a bien des cas on il serait trop dan(yereux de permettre à une petite portion de l'assemblée d agir toute seule. On aimera mieux n’avoir point de décision que d’en avoir une qui ne réunisse pas une certaine proportion des suflTageS du corps entier. On fixera d’avance le nombre necessaire pour légitimer un acte de l'assemblée. Je ne fais que toucher ici à cette question importante, qui sera discutée dans un autre chapitre.
Il me suffit d’avoir fait remarquer ici que cette formule ordinaire, telle a été la ilécision de rassemblée f énonce des faits tres-différents. Avec une assemblée dont la composition numérique varie toujours, la seule identité qui existe , c’est l’effet légal de ses décisions.
Voilà trop de métaphysique, dira-t-on peut-être ; mais je réponds qu clic était nécessaire, puisqu'on voulait expliquer la nature d’un corps politique, sans avoir recours au langage fi(piré. Cette expression a servi de prétexte à des allégories sans fin, qui sont devenues elles -mêmes la base d’iine multitude de raisonnements puérils. L'ima(yination des écrivain.s s-’est épuisée à donner aux corps politiques les propriétés des différents corps. Tantôt ce sont des corps mécaniques, et alors il est question de leviers, de ressorts, de rouages, (le chocs, de frottement, de balancement, de prépondérance. Tantôt ce sont des corps animés, et alors on emprunte tout le langage de la physiologie : on parle de santé, de maladie, de vigueur, d’imbéinllité, de eorruption, de dissolution , de sommeil , de mort et de résurrection. Je ne sais combien d’ouvrages politiques seraient anéantis, si ou leur ôtaitee jargon poétiijue avec lequel on pense créer des idées, quauu on ne combine que des mots.
rAup (fêp^e n'eit l’acte que da seul Opimiiu^ Le< juristes dironi que ccl acte u'enl pas moiin celui cio sénat qoe Tao- Irc : Qui facit per alium , facit per se. Je n esaminerai pos si ce tour d'esprit , qui tend à confondre une personne avec nne auirc, peut avoir quelque uiililé; je me borne ici à observer que si. pour abrcifcr ou po*»* s exprimer d'une manière plus frappante, ce coup dépée csl représenté Miitrae l'icie du sénat, ce ne peut être qae dans un sens figuré.
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Il est vrai que , soit pour aW«'(»er , suit pour temperer raridité du sujet, il est permis ifem* prunier quelques traits du larq^a^^e tiuurr; et même on y est sonvctil forré, puisque les idees incelicrtuelles ne peuvent jamais s’exprimer que par des im«i{jes sensibles ; mais , dans cc cas , il y a deux prét autiuns à ubser^er : rune, de ne jamais perdre d<r rue la vérité simple cl ri{p>urelise, c’est-à-dire d’étre toujours en état de traduire clairement le lan{;a(;c fipirré en lan- (ja^^ simple; l’autre, de nefunder aucune con-
clusion sur une expression Hjpirée, dans ce qu’elle a d'impropre, c’est-à-dire lorsqu ’^le ne s’accorde plus avec le véritable fait.
Le lan{;a(;e H{vurc, très-utile à lacuiiception, quand il vient à la suite du lun{;a{*e simple , lui est funeste quand il le remplace. Il accoutume à raisonner sur les jiliis fausses analop^ies, et forme, autour de la vérité, un niia{^e que les esprits les plus clairvoyaoU oui bien de la peine à percer.