‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 352 sur 524 · INCONVÉNIENTS · texte numérisé non relu

INCONVÉNIENTS

4° Lon{^eurs.

S*" SurprÎHG ou prccipitation.

G"" Fluctuation ciana les mesures.

7® Querelles.

8” Faussetés.

9® Décisions vicieuses par la forme.

lü* Décisions vicieuses par le fond.

Développons en peu de mots ces di^cr.ents chefs.

I* Imciion. Ceci suppose qu’il y a des points qui demandent une décision et qui ne la reçoivent pas, parce que rassemblée ne s’occupe «le rien. Le défaut d’activité peut venir de plusieurs causes, par exemple, s’il n'y a pas des motifs snfHsanis pour vaincre l'indolence naturelle, s’il n*y a point d’arranpeincnt prérlabli our coinniencer l'orilre du travail, si l’assemléc est soumise à n’a{;ir que sur des propositions présentées par le pouvrûr exécutif. Il se peut aussi qu’on reste inactif, comme on l’a ▼U souvent dans les anciens états-Qcnéranx de France, parce qu’il y a des préliminaires sur lesquels ou n'est pas d'accord, des questions d’clicjuettc ou de préséance, des disputes de priorité pour les objets à discuter, etc.

a® Décision inutile. Cestun mal non-seulcroent par la perte de temps, mais encore parce que toute décision inutile, en atqpnenUint la musse des lois, rend leur ensemble plus obscur, plus difficile à retenir et à comprendre.

3® Indécision. J’entends par-là cet état d’irrésolution où l’on reste par rapport à des questions sur les<|uelles il serait convenable de prendre un parti.

La mesure proposée est-elle mauvaise ? l’indécision n’est pas seulement du temps perdu, mais elle laisse subsister dans le public un état de crainte, la crainte que cette mesure ne soit enfin adoptée.

S'a(vit-il d'une bonne mesure? le mal qu’elle eût fait cesser se prolon{;e, et la jouissance du bien estretardée, tant que l’indécision subsiste.

4* Longueurs. Cæ chef peut se confondre avec le précédent, mais quelquefois il en diffère. On peut avoir à se plaindre «l'indécision dans des cas où il n’y a point en de lun{^ucurs, comme si après une seule séance, on finit parue rien faire. On peut avoir à se plaindre de lon{picurs dans des cas où on est arrive à une décision. En matière de It^'islation, rindécision correspond au déni de justice' dans l'orelre judiciaire. Les longueurs superflues dans les délibérations correspondent aux (bflais inutiles dans la procédure.

On peut ranger sous le chef des longueurs toutes les déinarclies vagues et inutiles, les préliminaires qui ne tendent pas à une décision, les questions mal puse'cs ou présentées dans un mauvais ordre, tes contesUitions personnelles, les conversations de bel esprit, amusements de l'arène et du théâtre.

I Je renTolc Ict Icctcuri à ce qui « été dit sur le Style ries

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