DU COSTUME
rien à dire 47m soit digne de cette attention.
ly ailleurs, dès qu'il y a nne tribune établie pour être le lieu de la parole, tout le reste de raasemblce doit être sous la lui du silence. Si quelqu'un parle hors du lieu privilégié , il commet une irrégularité sensible , et il est aussitôt rappelé à l’ordre.
1^ tribune prc%ente enfin un certain avantage d'impartialité. Si l'assemblée, selon la di:«posi> tion de tous les corps politiques, se forme en deua partis , chacun tend naturellement à se cantonner dans une portion de la salle. Si chacun parle du sein de son parti, on sait d’avance dans qtiel sens il va parier; mais il y a toujours des hommes plus ou moins impartiaux et îndéneiidants. — Il est l>on d'appeler tous les membres à parler d'une tribune, la même pour tous, qui ne présente pas l’association de l'individu avec le parti auquel il tient. Je sais que ce moyen ne va pas loin, parce que tous les individus se connaissent bientôt les uns les autres ; mais il n'en est pas de même par rapport au public qui les écoute, et qui est dérouté quand il est ap^>eléà juger l'orateur sur ce qu'il dit, et non d apres la place d'où il parle.
C’est une gène , dira-Uon , et cette gêne peut priver l'assemblée des lumières d'un homme timide qui craint de se mettre en scène d'uiie manière trop marquée.
On peut dire encore qu'il en résulterait une perte de temps, si , pour un .senl mot à dire , une courte explication , un rappel à l’ordre , il fiillait traverser la salle, et se rendre à la tribune.
Ces deux objections ont peu de valeur.
remière suppose un degré de timidité qui est ientôc surmonté par l’habitude. Cn homme exercé parle d’une place comme d'une autre. Il parle mieux là où if est mieux entendu. Il parle plus librement là où il parle avec moins d’efîbrC.
Pour les courtes explications, le président peut les permettre à un membre sans se déplacer. Ce sont des minuties sur lesquelles il se forme bientôt une routine de détail
Les deux chambres du parlement britannique n'ont point de tribune, et il n’en résulte aucun inconvénient grave. Toutefois il faut observer que ces assemblées sont rarement nombreuses, qti'ii y a peu d’orateurs habituels , et que ccux-ct occupent presque toujours les mêmes places. Mais quand un membre veut parler d’un aiége éloigné, il parle avec un désavantage manifeste ; il est moins bien entendu de rassemblée , et souvent point du tout de la galerie. Il est peu de dél)ats importants où les rapporteurs des papiers publicsncsoicntréduitsà sugprimerla mention de quelque discours dotit il n’est parvenu jusqu'à eux que des sons épars et des phrases rompues.