‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 462 sur 524 · II. Utopie · texte numérisé non relu

II. Utopie

H y a un cas où le mot utopie peut être employé , à juste titre , dans un sens de réproKition, lorsqu’on s'en sert pour caractériser un plan dont on promet les plus heurenx efTels, sans (ju’il renferme aucune cause équivalente pour les produire.

. Wtopic de Sir Thomas Monis représente un {»(>uverncmem imap, inaire où le honneur public est porté au plu# haut degré <jue rauteur eût pu concevoir.

En consitléranl le siècle où il a ivrit et l’es-

fiècc de rcligittn qu'il professait avec un zèh? si mnncle cl si npiniâtre, o«i peut bien présumer que le# institutions politique# dont il faisait dériver de ai beaux effets, n’claient point capables de les ]»n»thiire.

11 en est tle même de tous les autres romans de félicité politique. Ix romancier fait les hommes comme il les veut; il dispose des circonstance# comme il lui convient; il écarte à son gré les obsl.arle# ; il ne eberrbe point do rapport entre le but et les moyens, entre le b<»nlu;ur qu’il décrit et les iiislituti«ins dont il trace le talileaii. Son utopie est une ten e magique qui donne de# moi.ssoiis sans ciiliiirc, ou , pour mieux tlire encore, c’est une terre qui porte du froment où ou a semé de 1 ivraie

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