ATTEINTES PORTÉES A LA PROPRIÉTÉ
sistance et l’abondance étant des matières périssables, les acquisitions futures sont un supplément nécessaire aux possessions présentes.
Quand l'insécurité arrive à un certain point, la crainte de perdre empêche de jouir de ce u’on possède. Le soin de conserver nous conamne à mille précautions tristes et pénibles , toujours sujettes à se démentir. Les trésors fuient ou s'enfouissent. La jouissance devient sombre , furtive et soliiaire. Elle craint en se montrant d'avertir la cupidité du l’existence d’une proie.
Amortistement de t industrie. Si je désespère de m'assurer les produits de mon travail, je ne songe plus qu'à subsister du jour au jour; je ne veux pas me donner des soins qui ne doivent profiler qu'à mes ennemis. Mais d’ailleurs, pour travailler, la volonté ne suffit pas, il faut des moyens. En attendant de recueillir , il faut subsister. Une seule perte peut me réduire à l'impuissance d'agir , s.ms avoir éteint l’esprit d’industrie , sans avoir paralysé ma volonté même. Ainsi les trois premiers de ces maux affectent les facultés passives de l'individu, tandis que le quatrième passe jusqu’à ses facultés actives, et les firappc plus ou moins d’engourdissement.
On voit dans cette analyse que les deux premiers de ces maux ne vont pas au-delà de l’individu lésé, mais que les deux derniers se répandent et occupent dans la société un espace indéfini. Une alCeinle portée aux propriétés d'un seul, jette l’alarme parmi les autres propriétaires. Ce sentiment se communique de proclie en proche, et la contagion peut enfin gagner le corps entier de l’état.
Pour le développement de l’industrie, il faut réunion de puissance et de ifolonté. La volonUî dépend des encouragements , et la puissance des moyens. Ces moyens sont ce qu’nn appelle en langage d’économie po\il}<^\e.,capit4il productif. Quand il ne s’agit que d un seul individu, son capital productif peut être anéanti par une seule perte, sans que son esprit d'industrie soit