LE CHANT DIVIN
DIALOGUE DE CRICHNA ET d'aRJOUNA SUR LA RELIGION;
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Ce titre indique quelles étaient les intentions de M. le comte Lanjuinais , quand il a jugé à propos d'entreprendre cette nouvelle traduction d'un ouvrage important dans la littérature sacrée des Indous. La traduction anglaise qu'ena donnée M. Wil- Lins, en 1 7<35, avait été reproduite eq finançais par
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Parraud, en 1787. Le texte, imprimé d'abord à Calcutta en 1808, a été depuis, en 1823, réimprimé à Bonn par M. A. G. Schlegel, qui a enrichi son édition d'une traduction latine. M. le comte Lanjuinais avait cru que cet ouvrage méritait d'être de nouveau traduit en français, et que le travail nécessairement imparfait de Parraud ne convenait plus à l'état actuel de nos connaissances. Il avait entrepris cette tâche , qu'il a remplie en partie : car le plan qu'il avait conçu pour l'édition qu'il, se promettait de donner n'a pas été exécuté complètement. La traduction entière a été retrouvée ; mais le discours préliminaire qui devait en former l'introduction n'existe pas. Des notes, servant d'éclaircissement , devaient être placées à la fin du volume : on en a recueilli un certain nombre, les autres n'étaient qu'indiquées. Un dictionnaire devait renfermer les mots sanscrits conservés dans la traduction ou dans les notes , et en donner la signification : il n'a pas été exécuté. Enfin l'ouvrage se serait terminé par une table alphabétique qui n'a pas été rédigée.
Nous nous contentons de donner la traduction telle que l'auteur l'avait préparée. Nous avons conservé tout son style, parce que le style, c'est l'homme lui-même : seulement nous avons modifié quelques passages , où l'erreur , inséparable de tout travail non revu, était pour nous évidente. Nous avons reproduit les notes qui existaient, et nous nous sommes permis d'en ajouter quelques-unes aux en-
droits qui les réclamaient. Elles sont purement historiques ou mythologiques ; mais nous nous sommes bien gardés de substituer nos pensées à celles de Fauteur , dans les passages qu'il se promettait d'expliquer par des notes philosophiques. Enfin nous nous sommes fait un devoir de respecter en tout la pensée de M. Lanjuinais.