‹ Œuvres de J. D. Lanjuinais (volume 4)Chapitre 19 sur 101 · IV. ii · texte numérisé non relu

IV. ii

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qu'on l'aide , quTon le protège : voyez-le au milieu de Faction, il est tranquille et comme n'agissant pas. Nul espoir ne l'agite, nulle pensée ne l'inquiète ; il a renoncé au fruit de l'œuvre ; il n'agit que de son corps, il ne pèche donc pas. L'homme qui est content de ce qui lui arrive , qui a surmonte ta double affection (de l'amour et de la haine) , qnî ne porte envie à personne , qui supporte également la prospérité et l'adversité, n'est point impliqué dans les liens de l'action, alors même qu'il agit; libre, exempt de désirs , l'esprit .fixé dans la science, n'ayant en vne que de tout sacrifier & Dieu, son œuvre propre est comme réduite à rien : Dieu est dans le sacrifice; il est dans l'offrande 4 c'est par Dieu même qu'elle est faite; Dieu est dan& le feu qui la consume. Agissez en méditant sur Dieu ,• vous irezr à Dieu.

^Quelques dévots s'adonnent a faire des sacrifices, d'autres sacrifient dans le feu de la science de Dieu le sacrifice même; d'autres sacrifient les organes de fouie , et des autres sens dans les feux de la privation ; d'autres sacrifient de même le son et les au* très choses sensibles; d'autres aussi sacrifient; les actes de tous leurs organes et de toutes, leurs facultés vitales dans le feu mystique de la coati* nence allumé parla science de Dieu ; il y en a d'au* très qui offrent en sacrifice leur richesse, leur chas* tetjé , d'autres 'leur dévotion , d'autres leur lecture silencieuse et leur silence, comprimant Leur sens et fermes dans leur bon propos ; d'autres sacrifient

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J'air qu'ils respirent , et d'autres sacrifient leur respiration , en lui fermant toute entrée çt fonte sortie; d'autres en s'abstenant de nourriture, sacrifient leur vitalité en se privant des choses qui soutiennent la vie. Tous savent ce qu'on doit sacrifier, et par leurs sacrifices , ils effacent leurs fautes ; ceux qui se nourrissent de ce qui reste des sacrifices, par viennent à i?raAroa l'éternel. Ce monde-ci n'est pas pour celui qui s'abstient de sacrifier, ô fils de Countîl Et l'autre (pour qui est- il), ô le plus excellent des Courous ? Ces divers sacrifices ont été prescrits par la bouche de ce Brahmd. Connais que tous ils naissent de l'œuvre ; l'ayant ainsi connu tu seras sauvé.

» Le sacrifice de la science est supérieur au sacrifice des richesses , ô vainqueur de tes ennemis ! Toutes les œuvres sans exception sont comprises dans la science, et y sont consommées. Cherche la science avec application , avec prosternement et vénération. Les savais qui voient la vérité des choses , te communiqueront la science ; l'ayant apprise , tu ne retomberas plus dans Terreur ; par la science tu verras tout l'univers dans toi , et puis dans moi. Fusses-tu souillé de tous les péchés , a l'abri de la science tu échapperais à l'enfer. Ainsi que le feu terrestre consume le bois , de même le feu de la science consume toutes les œuvres. Il n'y a dans ce monde aucune purification semblable à celle que produit fo science. Celui qui se perfectionne dans la piété , trouve avec le teins la science dans

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lui-même; qui possède la foi, acquiert la science. Qui s'est efforcé d'y parvenir en réprimant ses sens, l'ayant obtenue, parvient à une parfaite quiétude. Mais l'ignorant, l'homme privé de foi, celui qui s'abandonne au doute est perdu ; il n'y a point de bonheur en cette vie , ni dans l'autre pour l'homme qui se plaît dans le doute. Celui qui , dans l'union avec Dieu , a déposé ses œuvres , qui par la science a brisé ses doutes, est affranchi des liens des œuvres, ô* généreux Arjouna; brise donc tes doutes, ô fils de Bharata, avec le glaive de ta science, en t'unissant à Dieu. Ils ne proviennent, ces doutes, que de l'ignorance fixée dans ton esprit. Allons , relève-toi, fils de Bharata: »

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