LEÇON QUATRIÈME
AROOMfcirr. ** Renoncer acotf biens des cctfrres \ i° les faire quand H faut , sans désirer leur fruit ; 3* et nf pas s'en abstenir par répugnance quand c'est le* deroir qui commande ; 4° nature et diverses espèces de . sacrifices ; 5» le meilleur est de s'unir à Dieu par la science.
LE DIEU
« J'enseignai cet immuable système de dévotion à VivcLsoïiân ■ ; Vivasouân le transmit h Manou, et celui-ci à Ikchouâkou. C'est ainsi que les rois saints (Richi*) l'ont connu par tradition de l'un à l'autre.
1 VivasouAn est un nom de soleil , à qui Ton donne pour fils Manou appelé pour cette raison f^aivasouata. Ce Manou, qui a été le septième de ce nom , a eu ponr fils Ikchouâkou, premier auteur de 'la race solsm.
1 Les Richis étaient de saints personnages qui , dans toutes leafelatte* , s'étaient distingués par leur piété. On les distinguait pur des noms par-
C'est celle que je t'ai fait connaître en ce jour, k toi , moû adorateur et mon* ami ; c'est un mystère sublime. »
ARJOUNA.
« Votre naissance est de beaucoup postérieure à celle de Vivcisouâp,, comment pourrai-je comprendre que vous la lui avez transmise? »
LE DIEU répondit :
« Nous avons eu plusieurs naissances, oArjouna; je les connais toutes; mais tu ne les connais pas, redoutable guerrier. Quoique de ma nature je sois exempt de naissance et d'altération , et maître de tout ce qui respire , je nais quelquefois par l'illusion que je produis. Quand la vertu languit , ô fils de Bharata, et que l'impiété prend le dessus , •alors je me rends visible d'âge en âge , pour détruire les méchans , et maintenir, la piété. Celui qui connaît ainsi exactement ma naissance et mon œuvre divine , ne renaît point après avoir quitté sa dépouille mortelle , il vient en moi , ô Arjouna, libre de désirs , de crainte , <fe colère , semblable à moi, plein de confiance» en ihoïj déjà plusieurs, après avoir été purifiés par la sainteté de la science, ont passé dans moi. Comme Os viennent k moi , de même je les honore. Les hommes viennent à moi,
ticnliers , suÎYant la classe dont ils étaient lortU : devarchi* , on cé\eateê0>rahmarchit > on richis de Tordre des brahmanes; rdjarckiê, ou richiê de Tordre des princes on irchatriyas , etc.
DE J.-D. LANJUINAIS. 46t
ô fils de Prithâ, <le bien des manières. Ceux qui désirent les fruits de leurs œuvres , rendent leur culte aux devas, et ils recueillent ces fruits dans la vie mortelle.
» J'ai créé les quatre castes distinguées par leurs qualités et par les occupations qui leur sont assignées. J'ai produit les castes, moi qui n'm pas été produit, et qui ne suis point susceptible d'altération.
» Les œuvres que je fais ne peuvent me souiller, et je n'attends rien d'elles. Celui qui me connaît sous ces rapports est libre des liens des œuvres. C'est ainsi que les anciens soupirant après l'affranchissement de la renaissance, ont fait leurs œuvres. Fais donc des oeuvres comme les anciens en faisaient autrefois. ~ > f
» On demande ce qui est œuvre, ce qui est inaction; les doctes ont erré la-dessus.- Je te dirai ce que c'est que l'œuvre (faite comme les œuvres des anciens étaient faites) , afin que tu ne: sois pas trompé sur ce point. ..
» Il faut distinguer Fœwre, F abstention de tceur vre et V inaction. La notion de l'œuvre est emt brouillée.
» Celui qui peut voir l'inaction dans l'œuvre et l'œuvre dans l'inaction, est un sage parmi les hommes; il est capable de ce qu'il a à faire. En agissant, il n'a aucun désir du fruit des œuvres; le feu de la science les a consumées ; voilà celui que les sages appellent un savant. Libre de tous sb* désirs , il est toujours eootent ; il n'a pas besoin