IV. — Du nbvOiov appelé aussi Tlûiç
Le premier mot signifie carré , et le second sir gnifie ville.
Le carré ou la ville était, comme YAlveus p un jeu mixte , une dégénération du Petteïa, imaginée lorsque les termes du Petteïa rappelaient encore ' la vie pastorale , et les hostilités des pasteurs entre eux.
Le Plinthion, comme XAhteus, se jouait avec trois dés. Chaque joueur avait quinze pièces ë faire mouvoir; selon le sort des dés et selon le choix des joueurs, celles de l'un étaient noires,, celles de l'autre étaient blanches.
Le carré central s'appelait ville ; et les autres carrés ou cases de la table du jeu s'appelaient indifféremment villes ou remparts, inCttcç et x<qpatxcâfiabc. Des cailloux ou pions de chaque parti étaient nommés chiens, xuviç, comme dans les jeux orien» taux du Kjroz et du Nerd, analogues au Petteïa, et expliqués par Hyde, de Ludis Orientalibus. On y voit que le Nerd est appelé chez les Persans Shésdere, ou le jeu des six murailles.
Le Petteïa représentait les incursions des pas*
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leurs, pour s'enlever leurs troupeaux; ainsi, au milieu était figuré un parc , et on allait sur le ter* ritoire ennemi saisir le butin.
Le nom de chien donné aux pièces dans le Plinthion, rappelle les mêmes idées d'hostilités pastorales. Quant au nom des villes et des remparts, employés dans ce même jeu ; n'esKre pas l'annonce d'une civilisation plus avancée ? n'est-ce pas une preuve de plus que les bergeries furent l'origine des villes , et que les villes ne furent d'abord , que le rempart, le boulevart, le lieu de sûreté des troupeaux et des pasteurs? Dans la plupart des langues anciennes et modernes , les mots qui signifient bergerie , rempart , ville , clôture , sont synonymes. C'était comme signe commémora tif de l'ancienne vie errante et pastorale; c'était en action de grâces de l'état de civilisation , que le jeu du Plinthion devint une. partie du culte dans les fêtes de Minerve Sciras, chez les Athéniens.