‹ Œuvres de J. D. Lanjuinais (volume 4)Chapitre 66 sur 101 · V. — De la place sacrée , considérée dans le Petteïa , comme · texte numérisé non relu

V. — De la place sacrée , considérée dans le Petteïa , comme

retranchement ou rempart*

Le caractère naturel du Petteïa > c'est le carré central. Ce fut d'abord une bergerie, puis un temple, puis une place ou clôture, ou limite sacrée et inviolable , comme le furent les limites ou levées et remparts , chez tous les peuples du monde, et par* ticulièremeut en Asie. Tout cela s'explique par les habitudes d'un peuple pasteur, représentées dans le Petteïa. Les lignes sacrées, autrement les rem-

parts , levées ou murailles , sont bientôt devenues en Asie , et puis sur tout le globe, non-seulement un signe de propriété , mais un principal moyen de défense , particulièrement contre les invasions des tribus scy thiques ' .

Il est donc bien naturel que le nom de rempart ou de muraille ou de ville, ait été employé dans le jeu latrunculorum > et dans celui des dames , si analogue au Petteïa.

Mais l'art de la guerre se perfectionnant avait amené des usages différens. On avait voulu :

JYccfossd et vallis patriam, sed Marte tueri.

ainsi , un général , un roi et des troupes de différentes armes, remplacèrent la ligne, les limites sacrées.

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