Ibidem, p. xix
4. Ibidem, — Nous avons tu, dans les registres de baptême de Château-Thierry (17 janyier i63o), une signature de Jehan de la Fontaine, qui donne lieu à la même obserration sur Tëcriture imitant la lettre moulée. Le signataire avait huit ans et demi.
SUR LA FONTAINE. xt
hn*. Ce ne serait pas à Château-ThieiTy, mais à Reims, si Ton s'en rapportait à Frëron, qui a dit dans sa Fie de la Fontaine^ : « On croit qu'il fit ses premières ëtodes à Reims, ville qu'il a toojoars extrêmement chërie. » Quand on admettrait que Frëron tenait ce renseignement, comme il paraît en avoir tenu qudqoes autres, de Charles-Louis de la Fontaine, il se pourrait que celui-ci n'edt nomme Reims, sous forme duUtative d'aillears, que parce qu'il savait que son grand-père avait étudie avec l'un des deux futurs chanoines de cette ville, peutêtre avec l'un et l'autre.
A Reims, ou à Château-Thierry, le bon et sage garçon la Fontaine fut-il un studieux écolier, et, dès le collège, un brillant homaniste ? Le Lucien^ et le satisfecit donné par le camarade, ne nous l'apprennent pas. Goûta-t-il beaucoup les leçons de ses maîtres ? Sans être en droit d'affirmer qu'il ait gardé d'eux un médiocre souvenir, on le supposerait, û l'on ne voyait pas simplement une boutade de poète dans ces vers d'une de ses fiEJ)les' :
Certain enfiuit qui sentoit son collège. Doublement sot et doublement fripon Par le jeune Sge et par le priTilége Qu'ont les pédants de gâter la raison.
. . . Ne sais béte au monde pire Que récoher, si ce n'est le pédant.
I. François de Maucroix était né le 7 janyier 1619. Nous ne trouTons pas la date de la naissance de Louis de Maucroix ; mais, comme il fut pourru d'un canonicat à Reims le 16 février 1637 (Muueroix^ sa pie et set ouvrages^ p. u, à la note), il semble bien qu'il CûUe lui donner quelques années de plus qu'à son frère ; et, û c'est lui qui a écrit la note sur la garde du Lucien^ étant alors an collège arec la Fontaine, celui-ci derait alors être bien ensuit. Biais ne pourrait-elle être de François de Maucroix, dans les mains de qui le livre aurait passé, après avoir été dans celles de son aîné?
a. En tète des Fables choisies mises en vers,,, y Paris, Barbou, 1806, p. VI. — Nous citons, d'après cette édition, la Vie de la Fontaine par Fréron; mau elle a été imprimée d'abord en 1748, dans les Ohserçations sur les écrits modernes, au tome XXXII, p. 74-90.