I. Lettre à Bonrepaux, du 3i août
a. Imprimé k Cologne, chez Adrien rEnclume, i vol. petit im-ia, jyoS. — Voyez, pour Thistoire de Mme Ulrich, aux pages 96 et i3o-i4o de la Seconde partie de la nouvelle.
CLXxiT NOTICE BIOGRAPHIQUE
d'Auyergne, chez leqael il se peut que la Fontaine l'ait connue. Ulrich, ayant rintenti<Mi de faire d'elle sa fanme, la plaça dans un couvent, pour qu'elle y reçût une bonne éducation. Là elle eut une intrigue avec Dancourt, le oëlèbre comédien auteur. Ulrich, averti, la fit sortir d'une maison oà elle était si mal gardée, et très-imprudemment l'épousa. Une fois dans le monde, sa conduite fut |^us mauvaise encore; elle devint fameuse par ses débauches. Elle était cependant logée dans une noble maison de la rue de l'Université, où <c bien d'honnkes gens alloient lui rendre visite^. » Mais cette maison âait celle de la duchesse de Choiseul, célèbre par <c ses galanteries sans mesure*. 3» Quant aux honnêtes gens, ils n'étaient pas toujours de mœurs honnêtes. Sons le toit donc de la nièce de Mlle de la Vallière, jour et nuit on jouait ches Bfme Ulrich. Des mousquetaires et toute sorte de petits-maftres y venaient faire le tapage, casser les porcelaines et les vitres. La galante personne fit mourir de chagrin sa mère par ses déportem^its. Elle avait une fille vertueuse, que la Fontaine appelle <c une fière petite peste, » et qui, par l'entremise d'une grande dame, obtint une lettre de cachet pour enfermer Mme Ulrich dans le couvent d'Evreux, oà elle-même était religieuse. L'abbesse refusa de recevoir une pensionnaire si décriée; on prit le parti de la mettre à l'HôpiUl général. Cette fin de sa triste histoire ne laisse pas de doute. Plusieurs rapports da lieiitenant de police, René d'Argenson, adressés, en 1700 et en 1702, au contrôleur général Pontchartrain', constatent les dérèglements de Mme Ulrich. Dans le rapport qui est daté d'avril 170a, il est dit que les scandales de sa conduite, qui avaôent déjà forcé de la renfermer aux Madelonnettes, étaient devenus plus intolérables encore et plus dangereux, tout âgée, laide et infirme qu'elle était alors. D'Argenson sollicitait donc l'ordre de la faire conduire au Refuge de la Pitié, dépendant de l'HÔ-