Titon du Tillet, U Parmasse fran^^ p. 461 et
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SUR LA FONTAINE. clxxiii
Oà la sainte amie de la rue Saint-Honorë avait à peu près perdu ses pdnes, Tamie mondaine de Fhôtel d'Hervart et de Bots-le-Vicomte ne fut pas plus heureuse.
La Fontaine a fait, sans embarras, sa confession à Bonrepanx, qui ne pouvait en être scandalise, ayant encourage le pécheur par ses conseils. A propos de Waller, a amoureux et bon poète à quatre-vingt-deux ans, » la Fontaine disait * : « Je n'espère pas du Ciel tant de faveurs : c'est du Ciel dont il est fait mention au pays des fables que je veux parler ; car celui qoe Ton prêche à présent en France veut que je renonce aux ciiloris, à Bacchus et à Apollon, trois divinités que vous me recommandez.... Je continuerai encore quelques années de suivre Chloris, Bacchus, Apollon et ce qui s'ensuit, avec la modëratioD requise, cela s'entend. » Il ne se calomniait pas, comme le prouvent deux de ses lettres de l'année suivante, 1688, qui cmt été publiées dans ses Œuvres posthumes. Le nom de la destinataire y est remplacé par des étoiles; mais la dame, qui a dcmné ses soins au Recueil, évidemment ne voulait pas cadier que ces lettres lui fussent adressées. Elle a signé de son nom d'Ulrich l'épttre jâ M. le marquis de Sablé ^ qui est en tète des Œuvres posthumes '^ elle a écrit aussi la Préface^ où elle dit de l'auteur : « L'étroite amitié dont il m'a honorée dans les dernières années de sa vie et toutes les marques de distinctkm que j'en ai reçues.... » Il eût étë sage à la Fontaine de ne la pas tant honorer et distinguer ; car elle avait plein droit an nom de Chloris, dans le sens qu'y attachait notre poète. Walckenaer a signalé une petite nouvelle galante intitulée : Pimton maltdeier*^ qui nous fait connaître Mme Ulrich. Elle était fille d'un des vingt-quatre violons de la musique du Roi. Après la mort de son père, elle fut servante chez un barbier : fanmUe amdition où ne pouvait longtemps se tenir une femme de beaucoup d'esprit, avec cela fort belle, et qui dansait comme une fille de théâtre. Elle plut au Suédois Ubich, maître d'hôtel d'un des beaux-frères de la duchesse de Bouillon, le comte