iSfioîn» iU Pjicadémiê^ p. 33o
La PovTAna. i 11
czciv NOTICE BIOCEÀPHIQUE
yet^i et dans ce qu'il a dit de la Fontaine, il n'a foit parfois que le rëpëter *. lÉi même temps cependant, il a ses anecdotes pois^ ailleurs* En voici une, qui est jolie, trop jolie même pour qu'on ne s'en dëfie pas comme d'une lëgende : « Il fit.... ▼enir un confesseur, qui l'exhortant à des prières et à des aumônes : « Pour des aumônes, dit la Fontaine, je n'en puis « faire, je n'ai rien; mais on fait une nouvelle édition de mes « Contes^ et le libraire m'en doit donner cent exemplaires. « Je vous les donne, vous les ferez vendre pour les pauvres. » Dom Jërôme*, le célèbre prédicateur, qui m'a raconté ce fait, m'a assuré que le confesseur, presque aussi simple que son pénitent, étoit venu le consulter pour savoir s'il pouvoit recevoir cette aumône *. » Voilà un confesseur qui ressemble bien peu au jeune vicaire de Saint-Roch. Aussi, pour se mettre en règle avec la vraisemblance, Walckenaer suppose* qu'il s'agit d'un bon religieux amené par les deux poètes avant la visite de l'abbé Pouget; mais il faudrait tenir pour inexact le récit de cdui-ci, s'il n'avait pas le premier obtenu le consentement de la Fontaine à une confession.
Ifme de la Sablière ne fut pas du nombre des amis qui se trouvèrent près de la Fontaine lorsqu'il reçut le sacrement administré aux mourants. Avant ce jour, dont les consolations religieuses avaient été souhaitées par elle et préparées par ses conseils, elle était morte, le 6 janvier 1698, non pas, comme on l'a dit, aux Incurables de la rue de Sèvres, mais dans une maison de la rue aux Vaches, qui était au quartier du Luxembourg*. La perte d'une si chère protectrice était
I. U Histoire de P Académie est de 1729; les Âé flexions sur te poésie et les Mémoires^ de 1747.
s. Par exemple dans cette phrase presque semblable à celle que nous avons citée plus haut : <i II étoit bien éloigné de Tesprit d'impiété; mais.... il étoit tombé pour la religion dans la même indolence que pour tout le reste. » (Note des Réflexions sur la poésie^ citée ci-dessus, p. oxcni.)
3. Claude Jofrain, de Tordre de Saint-François, né en 1639, mort en 1711.