I. Butoirs de V Académie y p. 3i
9. Annales de la maison de T Oratoire,,,^ tome I, p. aia, Archives nationales^ M. M. 6a3.
3. Dans la note a des pages xxii et xxui de Xb. Fie de la Fontaine^ déjà citée, qui est en tête de Tédition de 1806 des Fables choisies,
4. Voyez aux Pièces justificatives^ n« 11, Tacte de baptême de ce frère puîné.
5. En effet, dans les Catalogues alphabétiques (dressés en 17 10), des Ifoms des prêtres et confrères reçus dans la Congrégation de VOra^ toire {Archives nationales^ M. M. 207), on lit au feuillet 19 r* du second catalogue : a Claude de la Fontaine de Château-Thierry, 164 1 ;
SUR LÀ FONTAINE. xiii
lla^oire le 28 octobre, et il j resta environ on an, après lequel il n'est plus fait mention de lui dans les registres de cette congrégation. » Juscp'ici rien qui ne soit d'accord avec les documents les plus certains. Mais Adry ajoute : « Ce goût passager pour l'état ecclésiastique pouvoit lui avoir été inspiré par G. Héricart, chanoine de Soissons, qui à cette époque lui fit présent, entre autres livres de piété, d'un Lactance de l'édition de Tournes, Lyon, 1 548, exemplaire que je possède. » Cette explication d'une ferveur d'un moment, qui n'est présentée qu'à titre de conjecture, Walckenaer et Sainte-Beuve Font admise ^. Moralement, et à n'en juger que sur la connaissance du caractère de la Fontaine, elle est loin d'être învraôsemblable. Il ne £&udrait pas trop s'étonner que, de Tauteor des Contes et de l'élève de M. Hamon, qui a émt Estker^ le plus enflammé de zèle pour l'état ecclésiastique, à une heure fugitive, il est vrai, de jeunesse, et celui qu'on pourrait le moins soupçonner de s'y être laissé engager par Fespœr d'un bénéfice, c'eût été le premier plutôt que le secoimL La bizarrerie ne serait qu'apparente. L'imagination et Fâme naïve de la Fontaine étaient ouvertes à tous les enthousiasmes, de quelque côté qu'en soufiQât le vent ; il n'y avait rien dont il ne fût prêt à s'éprendre, pas une voix qui ne trouvât en lui un facile écho, sans qu'il y ait à excepter celle de la dévotion. On sait à quel point le charma, bien des années plus tard, le prophète Baruch : pourquoi, dans sa jeunesse, des lectures chrétiennes, faites dans des livres que l'on pouvait kd avoir prêtés, n'auraient-elles pas, les pieux conseils aidant, exercé sur lui la même séduction ? Nous n'aurions donc aucune objection ^ ce que suppose le bibliothécaire de l'Oratoire, s'il ne s'en rencontrait une, la plus sérieuse qu'il puisse y avoir, une objection de date. Guillaume Héricart, docteur en Sorbonne, chanoine de la cathédrale de Soissons, était neveu de Marie Héricart, qui devint la femme de la Fontaine. Son père, Louis Héricart, était né en 1629^, et lui-même ne vint au
•offt i65o » ; et au feuillet 10 t« du premUr eatalogmê : « Jean de la Fontaine, 1641 a>
I. Histoire de la pie,,., dé la Fontaine^ tome I, p. 4, et Causeries dm Immdi^ tome VII, p. 5ao.
a. Nous devons cet renseignements tnr le chanoine de Soiatons