‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 14 sur 379 · XIV NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

XIV NOTICE BIOGRAPHIQUE

monde que bien après le mariage de sa tante. Il fot baptisé le 5 février i664y et eut pour parrain un Jacques Jannart, second fils du substitut de Foucquet. On voit qu'il n'était pas encore question du chanoine en i64i . Le don du Lactance hlsl donc pu être fait « à cette époque », comme le veut Adry; et celui-ci n'a eu aucune raison d'attribuer aux Héricart l'é* phémère vocation religieuse de la Fontaine. C'est à Feutrée d'une autre voie, où il s'engagea quelques années plus tard, et qui n'était pas mieux ùdte pour faii, que nous rencontrerons cette famille.

Dans des Mémoires manuscrits de l'Oratoire, différents de ceux que nous avons dtés tout à l'heure, le P. Adolphe P^raud>, historien de cette congrégation, a trouvé une note qui, en confirmant ce que nous savons déjà de la courte durée de la vocation de la Fontaine, fait voir qu'il ne s'y prit pas trèsbien pour y persévérer : «c Le confrère Jean de la Fontaine resta peu de temps au noviciat. Plus tard il avouoit à son ami Boileau qu'il s'occupoit plus volontiers à lire des poètes que Rodriguez '. x» S'il y eut jamais un esprit que, dans ses libres et variables fantaisies, rien ne put enchaîner, ce fut le sien.

Avant l'admission à l'Oratoire de Paris, la Fontaine était-il entré au séminaire de l'abbaye oratorienne de Juilly ? On raconte dans les Annales de la Société historique et archéotogique de Châteaw-Thierry ' qu'il fut mis à Juilly, où l'on croit encore à cette tradition, pour y étudier les dogmes, mais qu'il y étudiait davantage Marot et autres rimeurs : « De la fenêtre de sa cellule, que l'on montre encore à Juilly, il lançait sa

à M. Tabbé Hazard, curé de la paroisse Saint-Nicolas de la Ferté- Milon, aussi bien qne tous les autres détails sur la famille Héricart, qa*on trourera aux Pièces justificatives^ n« m, dans la note qui suit l'acte de baptême de la femme de la Fontaine.

I. Aujourd^hoi érèque d'Autun, et membre de TAcadémie française.

9. V Oratoire de France au xm* et au xix* ^iclé (a'* édition), Paris, 1866, p. ao7, note a. — Le jésuite espagnol Alphonse Rodriguez est Fauteur de la Pratique de la perfection chrétienne (16 14), dont il parut, dès x6ai, une traduction fituiçaise, par le P. Paul Dues ; une autre, vers le même temps, par Pierre d* Audîguier.

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