‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 130 sur 379 · I. lettré à Maueroixy du aa aoAt · texte numérisé non relu

I. lettré à Maueroixy du aa aoAt

a. Le* OBmvrei de M. de U FùHtmmê (in-4*), à Aurera, ehei les frères Jacob et Henri Saurage, m. doc. zxn.

APPENDICE. cfcxxi

Cfsl Vmurrt d*mk peÎBtre de talcat, et il est Tniienblable quHl m^y a fm i'tnmx dut rattribotioii à François de Troj, Disons toutefois que H. Gas, bibliothécaire de la tîUc de Génère, qui a £ait très-obligeanunent des reeberches à notre intention, n*a rien pa tronrer de certain snr la r de cette peinture, ni sur la date où elle est entrée dans les de la Bibliothèque.

L*iBipression que donne d*abord la rue directe de la peinture, c*est que la ffure est asaes jeune. Cependant, en Tétudiant attentirement, on s*aperçoit que les traits sont déjà an peu fatigués. Francis de Troy, né h Tonbase en 1645, Tint à Paris à Tâge de vingt-quatre ans, vers 1669. U n*est pas probable que, jeune hoame sans renom, il ait tout de suite connu et peint la Fontaine* qui arait alors quarante-huit ans. Le portrait doit aToir été bit quelques années pins tard. On sait qu*au bas du portrait de Meselia, peint par de Troy, et graré par Yermeulen, se trourent des rers ^Is Fontaine. Comme Mesetin ne rint à Paris qu*en 1681, son portrait est pastérieur k cette date. Si Ton supposait que les rers de la Fontaine sut été irits i Tépoque de ses relations sniries arec Tartiste, peut-être au tmps oè lni*méaie lut peint par de Troy, on roit à quelles années il Csuéitk rapporter le portrait dont nous parlons. On a peine, il est rrai, i ae pas Vj croire plus jeune; mais, outre que la perruque rajeunit, il faut teair compte de la tendance compbisante des peintres à donner quelques aaaées de moins i leur modèle. Ifoua le répétons d'ailleurs, les traits et kl cbain dénotent là une certaine fstigue. Il n'est donc pas impossible que ■aai ajens, dans cette peinture, un la Fontaine d'euTiron soixante ans*

Ua dsMÎn de em curieux poftrait sera donné dans VAlhum.

5* PORTBAIT DU MTflR DB BXDtS.

A rSkpoeStion rétrospectiTe île Reims, en 1S76, figurait, sous le n* 1481* aa paru ait de la Fontaine qui appartient au Musée de la rille. Il est at* Inbaé su peintre rémois, Philippe Lallemant. Le catalogue du Musée de losM, réceasment publié par M. Charles Loriqnet, oonserrateur de la bi* Uiotbèqne de la rille, donne, aux pages 196 et 127, une notice dont noua aunyons ce qui ae rapporte au portrait de la Fontaine :

• LAIJJMAWT (attrib. i PmuFPi), mé à Reims «n i636, peimirt dm Het t»mtmhe»dg V Académie royaU de peinture^ mort à Parie em. 1716.

« S5. La Fontaine (Jean de). — Toile, hauteur 0,7a, largeur o,58.

« Buste tourné 1 droite,* regardant de face, rétu d'un manteau rouge Mtlé de BUOTon, la tête coiffée d'une longue perruque brune pendant i draite et à ganche devant In poitrine, eravate de dentelle nouée au «sa.

« Dans le haut de la toile, on lit snr deux lignes, d'nne main moderne ! dÊOê 1695, eetatie 73.

« Ls Fontaine, né i Château-Thierry en 16a 1, mourut à Paris en 169$ . U date et l'âge inscrits snr le tableau sont donc ceux de sa mort; et ils ** aous apprennent pas l'époque on il fut peint; mais il représente le F*^ âgé d'environ cinquante ans. On peut le croire conséquemment de Tcpaque oà il écrivait le conte : lee Hdmoiey imprimé pour la première Cm en 1671. Il y a donc de fortes raisons de penser qu'il fut peint k

ccxiii NOTICE SUR LA FONTAINE.

Reims et qae le boB ami qui Vy rttmrmit d* temps en temps, le efaasoime Haaeroix, aura profité de ee qoHI avaU près de loi le CabaUste, pov laire exéenter son portrait. Notre toile ne parait pas aroir qoitfei Reims; il est permis d*en eonelnre qu*eUe proTient de Mancroix lui-même, on de son £rère....

« A ces présomptions dWthenticité, nons ajoiit««ns que s*il « aenlcment des rapports éloignés avec le portrait qui a été gra^é t»t de Ims d*après H. Rigand, il se rapproche beanconp de eeox de Lebnm et ds da Troy, enfin de celai provenant de Mme de la Sablière, qne la Soeiété htsloriqae de Chitean-Thierrj ■ récemment pnblié....»

6* POBTRAIT DU MmàE DK VKRSAILUS.

Hanteur 0,8 1, largeur o,65.

Grandenr nature, à mi-eorps; presque de face, la tête cependant on pea à droite, le corps un peu à gauche. Yétencnt jaune brun, dost on ne voit qu*une petite partie, le reste étant cache par un grand mantenn nair d*étoGFe brillante, arrangé en draperie. Cravate blanche. Grande perruque blonde.

Bien que, à b création du Musée de Yersailles, un certain nombre de portraits, achetés à la hâte, niaient pas été Tobjet d^infbrmntioae asaes sdres, et qn*on ait dd se tromper plus d*une ibis sur les personnages qu*9s représentent, celui-ci n'inspire pas un semblable doute : la reseenablonce, à en juger par la comparaison des divers portraits, est suffisante pour qu*on n'hésite pas à reconnaître la Fontaine. On retrouve là le même grand nex, et i peu près la même forme de Tarcade soureilière. Ce qa parait peu exact, c'est la physionomie, à laquelle le peintre a voulu donner plus d'expression qu'elle n'en avait. Pour rendre le regard plus TÎf, il s relevé la paupière, qui, notamment dans la peinture de Fnn^ots de Troj, est tombante; il a relevé aussi, par un léger sourire, les eoins de la bouche, devenne ainsi presque petite, si on k compare i ceUo de* autres portraiu. Les joues sont pleines et grasses, le menton double. Le poile ne parait guère âgé que d'une soixantaine d'années.

Le caUlognc se tait sur la provenance, et ne nomme pas l'antenr. Ce ne saurait être un vrai maître; la peinture toutefois est assez large et fiseile.

7* FOETaAn DU MUSÉB DS ClfttBAU-THIKMT^

J'ai acheté ce portrait, peint sur toile, i l'Hôtel des Ventes, le 27 no» vembre 1877* dans une des ventes faites après la mort d'un maxehand nommé Duclos, et l'ai offert, au mois de décembre de la même snnée, au Musée de Château-Thierry. Il a figuré à l'Exposition rétrospective des Portraiu historiques au Trocadéro, en 1878 (PorirmUt mmtimmÊX^ n*n69).

n'avait jamais été reproduit; je l'ai fait graver à l'eau-forte en 1878, par René Legrand.

I. Le Musée de Château-Thierry, auquel M. Jules Maeiet a fait don de ee portraiti est dans la maison natale de la Fontaine.

APPENDICE. ccxxift

Mal s«r ImW. Hantew 0,73, Iwt^emc 0,60.

Ui F«Btan« «tt repriseats gnindear nature, en bntte, tourné à geeehe. Il tH» pearCant i pca près de £ice; la ania draite, b aeale qae Ton Toie, i^appaie far aa livre. Il a la grande perraqne boaeUe, est drapé d*an ■aattaa d*étoffe noire brillante à laides plis, et porte an coo la orarate Uaache, aax boots tambaata, de Tépoqae. La draperie kiaee Toir va peu et h large mafiha bUacbe de k cbemise, arec nne manefaette de denttBe.

Haas ne caaaaîatoBa pas Tantear de eette œurre, qni, arec son eupres» lisa ealne, parait sincère eoaime ressemblaace, mais éridemment a*est pas 4^ des neillears maîtres dn temps.

La peiatare a été realDtlée, et derrière le eadre on Ut cette mentioa ^ sst d*a»e éeritare moderne : < Ce prédenx portrait da graad fabuliste «t rarigiaal qni Int peint pour Bfme de la Sablière en 169a. » (Releré #«Bs aate écrite sur la toile rierge.)

Ls Feataiae anrait donc soixante et onse ans dans ce portrait, ce qa*il cttfrdled'adaMttre.

8* FORTBAiT psnrr par htaoiiithb rioavd.

Csit le portrait le plus sonna, celai qni a été graré par Edeliack poor t«t Hmumeê illmstrûs de Perranlt, par Ficquet et par tant d*antres, celui foi se troare reproduit dans presqae toutes les éditions des OButroi th la

M. Paul Lacroix (IfoupelUs œuvres inédiuâ,,.^ p. %^ dit, mais conune nne n^ilc conjectore, qu^il a dû faire partie de la collection des portraits des acsdèmisiens, qni était dans le local de rAcadémie française, sa Lonrre. n ajeate, ce que nous croyoas incontestable : « On troure asses soarent Basile eonunerce d^anciens portraits è Thuile; ce sont, en général, des copies, arec rariantes, du portrait original de Hyacinthe Rigand, lequel

• lerri de type i la plupart des portraits grarés. »

la peinture que possède M. Héricort da Tbnrj, et qu^areo sa permis- •ioa le regretté M. Sondos a graré pour l'^^aa» de la fHréseate édition, «t celle de Aigaad^. On peut se demander si e*est le portrait original, M oae anrienne répétition. Si Toriginol cependant est quelque part, il 7

• grude Tiaiseniblance que e*est chex les héritiers des Héricsrt et des isaaart. Nous ne trourons pas une objection dans ce fait qu'aux dix*sep« tiàois et dix-huitième siècles la famille Constsrd, comme nous le disons u pca plas bas, possédait un semblable portrait. Il est très-probable que Ugand en aroit fait deux : Tun pour M. Coustord, Tautre pour le poète lai* ■^Be. Cest celai-ci qui serait aoijourd'hui au château de Tbarj. Non-seukneat la célébrité de cette belle peinture, mais Tauthenticité, dont, plus ^ toute antre, aile offre des garanties, derait fixer le choix das éditaars de la CcUecHo» éét GnuuU icrmiimt de la Frtmee^ lorsqu'ils oot aa à décider lifael des divers portraits de la Foouine serait reproduit par la graTnre.

Oa poarrait, il est rrai, avoir qaelques doutes sur Texaete ressemblaace, l*nqa*on se rappelle ce que la traditioa noas appread de la physionomie

I. M. Paal Lacroix s*est trompé en supposant qu'elle est de Migaard,

ccxxiv NOTICE SUR LA FONTAINE.

du BonhoauBe, et «e qae d'Oliret dit de Tettampe dct Hommes iUmstret^ q«i, Mlon l«it « le flatte «n pea. » Eigaad idéaliaait et enaobliaaait ▼<>lontiert. Maû, rimprestÎMi d*im portrait flatté, la gravure d*£d«liaek la doMse aurtont, et plas qae la paiatre qni appardest i M. Héiîeart de Thnrj.

Des ii«Cta de Mariette, toajoara bien renaeigsé, bow diaeat, daaa aaa Ahecêdërie^ que roriginal de ce portrait avait M eommMmét h lUfa«d, aree let portraits de Santeal et de Deipréaux, par M. Coottard, eoatrftl««r général de la grande Chaneellerie, et par aon fila, conaeiller a« parleBBent de Paria; et qa*en 1780 eet original, qni était d'one grande beanté, se troorait encore chez ce dernier. Si Ton admet cette eommande £ûca par les Constard, il faut renoncer à on renseignement qne donne, sans ea fisire connaître la sonree, nne nodee de VArtiêtê (i* aurs 1870, p. aS?)* oà il est dit : < Je lis qne Rigand fit ce portrait gratis fmr la kmmtê estime qm*U rniveU pmtr M. de la Femtaime. » Le rédaeteor de PAriiste parslt indiquer, eomme date dn portrait. Tannée 1690. La Fontaine aratt alors aoixante-nenf ans. Ce nous semble i peu prés l*ige qm*on pe«t lut donner dans cette peinture. Il ne pouvait être beaucoup moins vieux, quand il a été peint par Rigand, qni, né en i659, n*est venu i Paris quVn 1681.

Une répétition de la peinture de Rigand a passé en 1876, à l*HMel des Tentes, dans la collection Marcille. Elle était de forme ovale. Elle paraissait assea ordinaire.

Ifous avons anssi rencontré cette mention, qn*à la vente Mènera, en 1781, on portrait en buste de la Fontaine, par Rigaud, dessin aux troia erajoos sur papier gris, fut vendu 3oo livres.

M. le marquis de Bieneonrt possède deux portraits de la Fontaine : Tsa il Paris, Tautre au château d'Axaj-le-Rideaa. Hs paraissent être des répétitions de la peinture de Rigaud.

n nous reste peu de chose à ajouter sur les portraits de la Fontaine.

M. Depping (voyes ci-dessus, à la page clzzi de la Notice htegrê' phi^me) pense qu*il a existé nne petite peinture représentant ce poète dans le jardin de IHiAtel d*Hervart, et qu'elle appartenait à la marquise de Oouvemet. On ne sait ce qu'elle est devenue. Était-elle de Mignard, qui avait lait les portraits de tonte la fiimille d'Hervart?

Dans la Chambre dm sublime^ donnée, en 1675, au duc du Maine par Mme de Thianges, la figure de la Fontaine était une de celles que Ton avait représentées en cire. H ne s*est conservé de ce petit Panthéon qne le soavenir.

Ce qui ne nous est pas connu par oui-dire seulement, c'est le Permisse frmeeaU, dont l*idée rappelle un peu celle de la Chambre du smblime, et que fit exéeuter en bronxe Titon du Tillet. Il fut terminé en 17 18. La Fontaine est un des poètes représentés; mais nous ne croyons pas qae, pour son iconographie, cette figure ait beaucoup d'intérêt, n'ayant pas été exécutée du vivant du poète, ni avec une recherche très-exacte de la ressemblance.

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