NOTICE
iêêwm etliBi de cet pcrtomuigct légendaires aotoar dciqnela Tanti* qàé te plaisait à grouper toutes sortes d'aTcntnres pour en fiûre le type tantôt dn eoorage et dn déroueiiieiit philanthropique» taMAt de la sagesse et de Pexpérienee. Poètes, historiens, philo- Mpkes, orateurs, tant le monde le cite et vante sa sagesse; son non rment sans cesse et partout; tontes les £shles qui ont eouru chem les anciens lui sont attrihuées. Athènes» émerreillée de son eqmt» U êète nne statue. Les Dieux s'intéressent à lui et punissent Isa Oïlplnens pour Taroir &it mourir injustement. Et pourtant ee per* Manage qui semble si connu, qui est uniTcrseUcment célébré, on nt ttit ni ce qu*il était, ni quelle fut sa patrie. Était-il né en Thrace» CB Phrygie, à Sardes, à Samos? Il y a des autorités pour toutes ces opiaîoBs. Est-il bien Téritablement Tauteur des fables qui nous êoot données soiia son nom? L'antiquité le dit; les modernes en ont doeté, et, pour beaucoup du moins, ils semblent avoir raison. Ncfdet, qui , au commencement du dix-septième siècle , publia ces Wcs, les croît, en grande partie, I'obuttc de Plannde, comme Im ^it£ Ésope. Un sarant jésuite, cité par Bayle, le P. Yavasseur, soutien la Biémc opinion, et il n'est pas le seul ; c'est aussi la penaée de Bsjle (DietUmmmirê historique et critique, édition Desoër, Piaria» i8m, in-9», tome VI, p. a85 et »86, reauirqtie K). Enfin on peut se dfimnder si Éaope lui-même a jamais existé, et cette question, qni cet bien étonné la Fontaine, n'a rien aujourd'hui qui scandalisa, ■i mèmit qni smprcnne le lecteur.
Du temps de la Fonuine, on connaissait deux Fies tTÉsope, celle de Planude et celle de Méxiriao. Plannde (Plaaudes Mojùmus) était «a moine de Constantinople qui Tivait an quatonième siècle; il JMa un certain rôle sous le règne d'Andronio le Vieux , qui l'en- ^oyt en ambassade à Venise en 1 3 37; mais il nous est surtout connu \ traducteur et oompilateur. H traduisit en grec les Métamor'
phases d'Oride et les Distiques de Catoo; iloompîU en teptliTretwie jinthologie^ reooeilUt les &blet d'ÉMpe» et enfin écrÎTit UTÎe dn fobnlîste. Cette P^ie, qui est plnt6t nn roman qn*ane histrârey oooune dit MorM, est un tissn d'aneodolet quelqnefob poériks ou rîdîenles» où la yraisemblanoe» Thistoire et la chronologie sont foit peu respectées. Mais elle est amusante cependant, il fant en oon- Tenir, et c'est là que se trourent quantité d'histoires que nous aTOOs tous lues dans notre enfonce, qui nous ont charmés, et dont no«s gardons un agréable sonrenir. Ce petit ouvrage était fort répandu ohex nous, et la Fontaine le Toyait reproduit maintes Ibis dans mm tiède comme dans le siècle précédent. Il était imprimé daaa nn vecoeil publié à Troyes, et intitulé : les FaMes J^tLsope ei Im rie JP Ésope Phrygien^ traduites de noweau em frtmçcis selom Im mérité grecque, U était joint deux fou, en 1678 et en x587, à la tmdnoticA des £sbles d'Ésope par Corrotet; et bien qu'en x587 le nonreaa tia* dnctenr, Anthoine du Moulin, inscriTit au titre de sa publication : Auêc impie du diei Èsope^ esetraicte de plusieurs authemrs^ ce n*c& était pas moins l'osuTre de Planude qu'il reproduisait textudlenaent, telle qu'elle avait été donnée déjà en 1578. Cette Vie était de même insérée par Nerelet dans sa Mythologie ésopique^ en x6 10, et reproduite dans les nombreuses éditions de ce recueil. Cétait die encore qu'un académicien fort obscur aujourd'hui, Jean Baudoin, tra^ dnisait et publiait daus les éditions assez multipliées que paraissent avoir eues ses Fahles d* Ésope ^ illustrées de discours imoraux, pkUoêo^ phiques et po&tiques. Nous avons sons les yeux la quatriène édition de cet ouvrage, publiée à Paris, chez Augustin Courbé, en 1659, ^ augmentée des Fahles de PhUelphe^ wec des réflesdoms mormlee^ x voL in-8>. Fabridus {BièUotheea grttcm^ édition Haries, tome I, p. 657), qui ne mentionne pas cette édition de iGSg , nous apprend qu'il en existait une dans le format in-8», donnée à Bruxelles, sans date; une antre, in-folio, faite à Paris en 1617' ; une autre encore, in-8«, à Booen, i665; et à partir de cette époque, beaucoup d'antres pnbliées en divers lieux, et aheo tempore ssspissime pmriis ôt loeisK
I. 11 poamit bien y avoir qodqne errear dans eette date de i0a7 Ao— ée par Pabriciiu. Dans VHistoire de P Académie Jramfoise^ par Pellisaon et é*Otkn/L, fl ctt dit mentioa deux fois de cet ouTiage (tome I, p. 38i, et tome II, p. lOO , dePéditioa in-ia de 1743), et toajoort aoos la date de i633, qui aeaable être celle de b première publication.
a. Cet ouTiage était en réaUté de M. de Boiasat, antre aoidéaidm fait pea