Mauerois, (XSuvres diverses^ tome I, p. xx
4. ^ie de François de Mauerois^ par Walckenaer, dans le volume intitulé Poésies diverses de,,,, la Sablière et de François de Màueroix^ Paris, i8i5, in-8*, p. 169.
5. Lettre du 39 aTril 1706, à un Père de la compagnie de Jésus, sans doute d^Oliret, qui, entré, au sortir de ses classes, chez les jésuites, les quitta vers 171 S (Mauerois^ Œuvres diverses ^ tome H, p. »44).
SUR LA FONTAINE. xtu
daq <m lix fois*. » Oe sont fUPolMblfnioût cinq oo six plaidojers de plus qoe n'en essaya la Fontaine.
Laissons, qœl qu'il ait ëté, son apprentissage d'avocat an Parlement, pour revenir à son apprentissage de poète, plus intéressant à connaître, et commence au plus tard, nous l'avons vu, pendant son noviciat d'oratorien. Sous quels maîtres il le fit, on l'apprend par son propre témoignage.
Qu'il ait d'abord connu Malherbe, dans l'occasion qui nous a été contée, ou tout autrement, il comptait parmi les plus anciennes les leçons qu'il avait reçues de lui :
Je prit certain aateur autrefois pour mon maître,
dit-il, au vers 46 de son épître J Monseigneur Vévéque de Sois^ sons (Pierre-Daniel Huet), écrite en 1687. Ce n'est pas de Voiture qu'il parlait, comme l'ont cru quelques-uns *, ayant sans doute peine à admettre que, s'il s'agissait de Malherbe, il ait pa dire qu'il pensa le gâter, et lui reprocher « son trop d'esprit. » Cela d'abord déroute un peu ; mais rapportons-nousen au plus fin juge du bon goût et au plus sûr interprète de la pensée de la Fontaine, c'est-à-dire à lui-même : la note qu'il a iaite sur les vers 52-54 de la même épître :
.... Ses traits ont perdn quiconque Ta suiTi, etc.,
ne laisse place à aucune équivoque : « Quelques auteurs de ce temps-là afiectoient les antithèses, et ces sortes de pensées qu'on appelle conceiti. Cela a suivi immédiatement Malherbe. » Voici qui n'est pas moins décisif : reprochant à son ancien maître de si'épandre « en trop de belles choses, » il dit (vers 54):
Tous métaux y sont or, toutes fleurs y sont roses,
et c'est un vers de Malherbe dans le Récit d^un berger au baUet de Madame y princesse éC Espagne^. Tout en corrigeant,