‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 173 sur 379 · LE RBHARD ET LA CIGOGNE · texte numérisé non relu

LE RBHARD ET LA CIGOGNE

Ésope, &b. 3a6, ^AXc&ffi)Ç ta\ TipppH>ç (Coray, p. »i6; oette Cible ésopique zmhu a M conserrée par Platarqae, dans les SympoùfÊO ou Prufoê de tMt^ Uttc I, i*^ question, S ▼ ; il Tintitnle : U Gnu et le Renmrd d*Ésope). — Phèdre, Hytc I, fab. a6, Fu^'u et Cictmie, — Gorrozet, fab. ay, du Renard et de la Cigoigne, — Le Noble, £ib. 35, de la Grue et du Renard, Le talion.

Mjthologia msopica Nepeleti^ p. 404, p. 5io.

c La fable est charmante d'un bout à Tantre, dit Chamfort. Bk ne rappelle le trait d'un riche particulier qui ayait fait diner ensoible un antiquaire, qui hora de là ne saTait rien, et un physicien oâ^i dénué de toute espèce d'érudition. Ces deux Messieun ne tman que se dire. Sur quoi on observa que le maître de la maisos lesr avait fait faire le repas du Renard et de la Cigogne. 1 — Plutarqoe, à l'endroit cité, fait de la &ble la même application que Chuofort dans cette anecdote. H veut que, dans un repas, la conTcrsatioDiok, comme le rin, commune à tous les convives, et qu'cm n'y propoie pas de ces questions subtiles que tous ne peuvent comprendre et suivre. — Les deux scènes de ce sujet sont représentées, chacune a part, dans le Labyrinthe de Versailles, et elles ont fourni deux quatrains à Benserade (le xiii* et le xr?* dans Tédition de 1677, le xnn* et le XIX* dans celle de 1678).

Compère le Renard se mit un jour en frais, Et retint à dtner commère la Gcogne.

Le régal fut petit et sans beaucoup d*appréts : Le galand, pour toute besogne^,

I. Cieogne est l'orthographe de toutes les anciennes éditions. — Dans une hh\e latine, en vers léonins, publiée par M. Éd. da Menl {Poésies du moyen ége, p. a55), la Cigogne est remplacée par Tlbit.

a. Besogne est ainsi défini par M. Littré : c Ce qui est de beioio,

Googk

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AToit un broaet clair; il vivoit chichement. 5

Ce bronet (îit par lui servi sur une assiette : La Cicogne au long bec n'en put attraper miette' ; Et le drôle eut lapé le tout en un moment.

Pour se venger de cette tromperie, A quelque temps de là, la Gicogne le prie. ' i o

« Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis

Je ne fais point cérémonie. »

A rheure dite, il courut au logis

De la Gicogne son hôtesse ;

Loua très-fort la politesse * ; i 5

Trouva le dîner cuit à point :

Bon appétit surtout ; renards n'en manquent point. D se réjouissoit à Todeur de la viande * Mise en menus morceaux, et qu'il croyoit friande.

On servit, pour Tembarrasser, 2 o

Ea on vase à long col et d'étroite embouchure *. Le bec de la Gicogne y pou voit bien passer; Hais le museau du sire étoit d'autre mesure. D lui fallut à jeun retourner au logis,

tfbire, apprêt ; » et il cite le rers de la Fontaine. C'est en effet le lens de oe mot ici, sens qui n'est indiqué ni par l'Académie^ ni par Rididet, ni par Fnretière.

3. Mais eir ne puet riens à soy traire, Gir ell* n'a pas bec à ce faire.

(JTsopet /, f» 37, cité par Robert, tome I, p. 77.)

4. Tel est le texte des éditions de 1678. U y a ja politesse dans les deux éditions de 1668, dans celles de 1669, de 1679 (Amsterdam) (t de 1719. La plupart des éditeurs modernes, même Walckenaer et Cnpdet, ont adopté cette dernière leçon.

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