Fallaeia jâtia aliam tnuHt
(TsaxHOB, rjndrienne, acte IV, scène vi, vers 779 et 780.) — Dans Phèdre, la morale est dite par la Cigogne, et précédée de ce joli trait :
Qum (Vulpb) qitum lagoim colium frustra lamberti,,,.
r.xa] LIVRE I. iiS
FABLE XIX
L^KNFAIIT BT LE MAITRE D^éCOLB.
Éaope, hh, 3io, Uatç Xou6|asvoc et Jïatç t&\ !àv4p (Coray, p. ao4). ~ Âbiteiiiiiis, lab. Ii5, de Fulpe in puteum éleiapm^ qum Lupum ro~ gtUi Mt mde eam tuhdmeetei, — Faême, fid>. 49, Vulpu et Lufmt. <— Le NoUe, &b. 90, du Menard et du Loup. Vomi de cour, — Saint AngiHtîii, dans sa lettre oLxyn, adreaaëe à saint Jérôme, cite cette Cible, et en fiiit une application ingénieuse et originale à ceux qui •entent aree trop de curiosité les causes du péché originel : Quum fiidâm rmisset im puteum^ uH aqwttuntm ermt^ ut eum magit exclperet ■t wmrertimr^ fuam suffbcaret ne loqueretur^ accessit mlius^ et eo viso eiaireas^ ak : € Quoimodo hue oeMUti? » jit iUe : « Obseero^ imquU^ eo|îls quemodo kmc me libères; non quomodo hue eeeiderim^ qumros, » lie fumiuM fatemur^ et fide eatkoliea tenemus^ de reatu peeemti^ /4Mfum de pitteo^ etisum parpuR infemtis umtmam Christi gratia Uheram^ ^, setis est ei quod modum fuomodo salpa fiât novimuSy etiamsi — yiwi, fuomodo in wudum iUud depenerit^ noverimus, (Édition Gtane, tome II, col. 889 et 890.) — Voyez aussi Plutanpie (Comment £suner le flatteur et avec Fami^ chapitre xxTin), et ci-après, dans b note 9 de la faUe, une citation de Rabelais.
MjrtMogia msopica Nepeleti^ p. $84.
Dans ce récit je prétends faire voir D*an certain sot la remontrance vaine.
Un jeune Enfant dans Teau se laissa choir. En badinant snr les bords de la Seine. Le Gel permit qa*un sanle se tronvaS %
Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
I. On serait porté à mettre plutôt aujourd'hui le subjonctif se o^i««^, nuis, à bien considérer la Taleur des modes, l'indicatif est P^ jntle : le rerbe eiprime ici un fait positif, montre oe qui est.
ti6 FABLES. [r. m
S*étant prisi dis-je, aux branches de ce saak*, Par cet endroit passe un Maître d*école*; L*Enfant lui crie : « Au secours! je péris. ■ Le Magister, se tournant à ses cris, xo
D*un ton fort grave à contre-temps s'arise De le tancer : « Âh! le petit babouin*! Voyez, dit-il, où Ta mis sa sottise!
Et puis, prenez de tels firipons le soin. Que les parents sont malheureux qu'il fiùUe i5 Toujours veiller à semblable canaille !
Qu'ils ont de maux ! et que je plains leur sort! > Ayant tout dit, il mit TEnfant à bord*.
Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense. Tout babillard, tout censeur, tout pédant so
Se peut connottre au discours que j'avance. Œacun des trois fait un peuple fort grand : Le Créateur en a béni Tengeance*. En toute affaire ils ne font que songer
a. Damla faUe x du liTTen(Tert 41 et 43},laFoiitamefidtrâMr smuUs arec paroUs^ comme ici sauie arec icoÂr, mal^ la différescc des quantités : rojez p. i3», note i3.
3. Dam la fahle ëtopiqae (nous l*aTons tous deux foraiei),e*eft un passant quelcon<pie, le premier Tenu. La Fontaine n*a, quenooi sachions, emprunté à personne Tidëe, tout particulièrement coaiiqMf de fidre interrenir un mattre d'école.
4. Les dictionnaires du dix-septième siècle ne sont pas d'aoeord sur la Taleur, au figuré, de ce mot, qui, au propre, signifie unteipèee de gros singe. Richelet (1680) le traduit par a petit sot, petit impci^ tinent ; » TAcadémie ( 1 694) par « (enfant) badin, étourdi ; 1 Furedàe ne prend point parti, et se «ontente de cet à-pei»-près : « injure qt'oi dit aux petits enfants. »
5. Sur le sot personnage que &it ici le Mattre d'école, et «r k caractère du pédant en général, Tojei M. Taine, p. i48-i5o. — La Fontaine £ût aUosion à ce Tain dtscoort dans la fiîÛe XT da lint Illt ▼erais-a5.
6. AUunott à «es nou àt la Gmèêê (ehapitrt i, ^anet »t): Asv-
F. ux] LIVRE L 117
Am: moyens^ d'exercer leur langue. a 5
Hé! mon ami, tire-moi de danger^, Tu feras après ta harangue*.
Aàt^ mu Deut^ et ait : c Crescite et multipUeamini^ et replète /er-
7. Au mojren^ au singulier, dans le texte de Walokenaer, de Cra pelety etc.
8. Du danger^ dans le texte de 1739, et dans plasienrs éditions ■odemet.
9. Dans la feble de Faême que nous citons plus haut, le Renard tombé dans le puits dit au Loup (yers 7 et 8) :
Prîus erîpe hlnc me, dum lieety Fulpes att^ Deinde audies omne ordine ut factum siet,
— Dans Rabelais (livre I, chapitre xui, tome I, y. i5i), le Moine accroché à un arbre 8*écrie en entendant disputer Eudemon et Gargantoa : c Aidest-moy, de par le diable I N'est-il pas bien le temps de iascr? Vous me semblez les prescheurs decretalistes, qui disent que qoioonqnes Toirra son prochain en dangier de mort, il le doibt, sus peine d'excommunication trisulce, plustost admonester de soy confesser et mettre en estât de grâce, que de lui ayder. Quand doncques ie les voirray tombez en la riniere et prests d'estre noyez, en lieu de les aller quérir et bailler la main, ie leur feray ung beau et long sermon de contemptu mundi et fuga seculi^ et lors qu'ils seront roides morts, ie les iray pescher. > — M. Soollié, aux pages ao3-ao5 de son ouvrage sur la Fontaine, donne en entier le passage de Rabelais d'où cette citation est tirée, et le compare avec notre fable.
1 18 FABLES. [t. n
FABLE XX