Moi qui ne suis point lapidaire
Un grain d*orge me convient mieux.
(Behsbradb, quatrain vr dausTéditionde 1677 ; i dans celle de 1678
— .... Potior eui multo est eibus^
arait dit Phèdre (vers 6).
F. x\] LITRE !• IÏ9
D'un mannserît, qu'il porta
Chez son voisin le libraire.
« Je crois, dit-il, qu'il est bon; i o
Mais le moindre ducaton
Seroit bien mieux mcm affaire*. »
4. An lien de ce second apologne qui sert de morale, Phèdre a, poor conclusion, ce trait piquant :
Hoc ilUs narro , qui me non inieiligtmt,
Toot antre encore, mais bien tournée et digne d'être citée, est la moralité de Marie de France :
Bien, ne henor, noient {néant) ne prisent. Le pis prendent, le mielx despisent;
et celle d'ysopêt /, le Coq et Vtmerauâe (f» a et 3, Robert, tome I, p. 8a):
Iceste {cette) pierre senefie
Sagesse, et le Coch {Coq) ]a folie.
lao FABLES. [r. xxi
FABLE XXI
LBS FRILONS ET LES MOUCHES 1 BtlEL.
Phèdre, liTrelII, fab. i3, Apes et Fuei, Fespa jiulice, Mjrthoiogia msopica Neveleti^ p. ^%^.
La fable parait être un développement de ce passage d*Héiiod^ imparûdteinent compris [Œuvres et Jours ^ vers 3o3-3o6) :
Ttù %\ Oeo\ v6(AeacÔ9t xa\ d^épeç, 8$ xev i^r^ Zc&7|, xi)f ^vcoat xo0o6pot( etxeXoç ^fpiv, OtTs (i.eXtaodE(iiv xdcfxotov Tpâ^^oooiv dspyol
c Les Dieux et les hommes s*indigneiit contre celui qui ritoiôfi semblable aux bourdons sans aiguillon qui pour se nourrir codkniment, sans rien faire, le trayail des abeilles. • Voyez aussi ks toi 594-599 de la Tliêogonie. Le X7)9i^v d*Hésiode est le fucus de Phèdre. On a souvent traduit ces deux mots par frelon^ qui répond ao lâdi crabro; mais ils désignent proprement, comme Columelle (lÎTrelX, chapitre xt, i) paraît déjà le reconnaître, l'abeille mâle, qu'on app^ lait autrefois, en français, bourdon, — Il y a denx passages de Virgile qu'on peut rapprocher aussi de la fable de Phèdre et de la ndcre :
Immunisque sedens aUena ad pabula fucus
(GéorgiqueSy livre FV, vers a44)> Ipiavum fueos pecus a prmsepîbus arcent
(Ibidem, vers 168, et Enéide, livre I, vers 435).
— Boileau dit dans sa I** satire (vers 98 et 94) :
Gomme on volt les frelons, troupe lâche et stérile, Aller piller le miel que l'abeille distille.
— Voyez encore la xi« des Réflexions diverses de la Rocbcfoocaiild (édition de M. Gilbert, tome I, p. 809).
A l'œuvre on connoît rartlsan.
Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent : Des Frelons les réclamèrent;
F.xxi] LIVRE I. lai
Des Abeilles ^ s^opposant, Devant certaine Gaépe ' on traduisit la cause. 5
Il étoit malaisé de décider la chose : Les témoins déposoient qu'autour de ces rayons Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs, De couleur fort tannée, et tels que les abeilles, Avoient longtemps paru. Mais quoi? dans les Frelons i n
Ces enseignes' étoient pareilles^.
La Guêpe, ne sachant que dire à ces raisons, Fit enquête nouvelle, et pour plus de lumière
Entendit une fourmilière.
Le point n'en put être éclairci. 1 5
« De^pràce , à quoi bon tout ceci?
Dit une Abeille fort prudente.
Depuis tantôt six mois que la cause est pendante ,
Nous voici comme aux premiers jours.
Pendant cela le miel se gâte. ao
0 est temps désormais que le juge se hâte :
TTa-t-il point assez léché Tours * ?