‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 179 sur 379 · Dans rédition de 1739 : c et de fracas · texte numérisé non relu

Dans rédition de 1739 : c et de fracas

8. c Tous les procès ne sont pas de natnre à être jugés anm; ^ quant à la méthode des Turcs, Dieu nous en préserve ! La Toiâ : 1^ juge, appelé Cadi, prend une oonnaissanoe succincte de l'affure, nit donner la bastomiade à celui qui lui parait avoir tort, et ce tort le réduit souvent à n'avoir pas donné de l'argent an juge comme a tut son adversaire; puis il renvoie les deux parties, s (CmampoitO De*

f.xxi] LIVRE I. ia3

On fait Uni , à la fin , que Thuttre est pour le juge , Les écaflles pour les plaideurs*,

pab que Traflaence earopëenne a pénétré chez les Turcs, les choses ont on peo changé, mais pas encore heaacoup, k ce qn*il parait. 9. Ce sera le sujet d'une autre fahle : voyez lirre IX, fable ix.

ia4 FABLES. [r.uii

FABLE XXII

LE CHÂNB ET LB ROSBAU.

Étape, ùh. i43, EdEXafioc xa\ 'EXafa, KdXafAoi ta\ ApOc; fiib. i8e, ^Ekixri xa\ B^boc (Coray» p. 84 et 85, p. m). — Btbriiii, &k. 36, ^-^hç TLOLi K(£Àa(JLO<; fab. 64, "EXdbr) %a\ Bâxoç. — Apbtbooius, fab. 36, Fabula Querciu et Arundin'u^ monem ne qtds fidat rohcri aat virihus. — Avianut, fab. 16, Quercus et Arundo, — Abslemiuf, frb. 53, de Ulmo et Silere, — Faërue, fab, 5o, Canna et OUoa. — Haodcof, !*• partie, fab. 8, d'un Oliuier et d'un Roseau; fab. 180, d'un Ckem et d'un Roseau; fab. 193, ^«a Sapin et d'un Buisson; 9* partie, bh. lia, d*un Ourme et d^un Oxier, — Corrozet, fab. 81, du Boseee a à r Olivier, — Le Noble, fab. 93, du Chine et du Roseau, La greaJtv dangereuse, — On peut voir en outre , dans les Poésies inédites ië moyen àge^ par Éd. du Méril (p, 975 et 376), une fable latioe, a Ters léonins, de Abiete et Dumo, — L'apologue est résumé dans ose sentence de Bidpai : c Quoique 1» veM b« fana pat datnal i llio^ qui plie dawaM loi, il awaehs néanmaîiM le» «eLecs les plus ff» et Ut phit pfiîsianfs. » {Contes et Fables indiennes , tome I, p. 3oo.J — On trouirera à V Appendice la seconde des quatre fables de Gtillaume Haudent, d^un Ckesne et et un Roseau,

Mjrthologia tssopica Neveleti^ p. ao5, p. 35o, p. 387, p. 46^i p. 557.

Le Bibliophile belge, publié par Reiffenberg (Bruxelles, i84S> tome I, p. 3o3), et M. Edouard Foumier, dans son agréable et etrieux petit Tolume intitulé t Esprit des autres (4* édition, p. n^)* nous apprennent qu'un amateur de la Nièrre possède un maaawit autographe de celte fable (Toye* ci-après, la note 4), — Hle t Aé reproduite dans le Recueil de poésies chrétiennes et diverses, tOBie IU| p. 357,

On trouTera en divers endroits de Touvrage de M, Soullié Vt^ préoiation de plusieurs des fables anciennes indiquées ci*desiB*} ^ aux pages a46-958, une analyse détaillée de celle de la Footaio^i précédée de la citation, eu italien, du bel apologue de FerditoiU, et, en espagnol, d'une ancienne version de la fable ésopiqne. — M. Siiat*

r. xzm] UYRE L iftS

Mare Gînrdin, dtnt sa Tin* leçon (tome I, p. s6fr*s65)» anâlyM^ et MMMcnte, aTee une juste admiration, la fiJ>le de la Fontaine. Il k lapproefae du mot de rÉcriture (Maehaiées, livre I, chapitre ne, venet 91) : Quamodo eeddit poiêiu? pub de la bble de Lesting (Urre III, i5), intitulé le Chêne ^ où la chute de l'arhre amène cette font antre morale : a II y a des grandeurs qu'on n'apprécie et n'admire ^ lorsqu'elles sont tombées. » Le commentaire de M. Saint-Marc Girardîn se termine par de sages conseils à qui serait tenté de trop loaer la souplesse du Roseau qui, comme dit Benserade (&b. 65): .... Subsiste à force de plier.

— c Cet apologue est non-seulement le meilleur de ce I*' livre, dit Chamfort, mais il n'y en a peut-être pas de plus achevé dans la Fon* taine. Si Ton considère qu^il n'y a pas un mot de trop, pas un terme impropre, pas une négligence; que, dans l'espace de trente vers, la Fontaine, en ne fimant que se livrer au courant de sa narration, a pris tons les tons, celui de la poésie la plus gracieuse, celui de la poésie la pbs élevée, on ne craindra pas d'affirmer qu'à l'époque où cette fable parut, il n'y avait rien de oe ton-là dans notre langue. Quelques autres fables, comme cèle des Ammaux mahdes de la pette^ présentent peut-être des leçons plus importantes, o£&ent des vérités qui ont pbs d'étendue, mais il n'y en a pas d*une exécution plus facile. »

— c Cest une tradition constante parmi les gens de lettres, dit Wakkenaer (Histoire de U Fontaine^ livre III, tome I, p. S98), que de toutes ses fid>les, celle que la Fontaine préférait était celle qui a pour titre : le Chêne ei le Roseau, » — Robert (tome I, p. 86-90) domie un très-curieux extrait du vieux poème, Rggmart le contre fiùt ^ , oâ le lieu de Faetion est la rive de Seine; le temps, celui du grand fet (de U grande crue) de i3i8; et où Tapologue est appliqué d'ai»ord aux Flaments vaincus par Philippe le Bel à Mons-en-Puelle (i3o4), et par Philippe de Valois à Cassel (i3a8) :

A Mous en Peule et à Cassel La y ot de mors maint monsel...

En l'an mil trois cent et vingt huit, Tant par le îonr que par la nuit, Le roi Philippe tant venta Que trestous les Flamens mata ;

I. Hamiserit de la Bibliothèque nationale, fonds français, n* 870, 5, ^ 5 et 6.

it6 FABLES. [r. xn

pub à la elmte àê

••.. Metire Engnerant (i3i5), et de

•••• Pierre Remk (t3i8).

— VojeK anist Bf« Taine (p. 119, 141, 186, 173, ^gS).

La bïAit est âégamment réfum^ dans Macrobe {Sëtwmlti^ litre VU, chapitre toi) : Ftnto mîmio Mes taU qmerau mdkm; \ Hulla facile fi^mgit proceUa,

Le Qiêne un jour dit au Roseau :

« Vous ayez bien sujet d'accuser la nature ; Un roitelet pourirous est un pesant fardeau;

Le moindre vent qui d'aventure*

Fait rider la face de Teau'i S

Vous oblige à baisser la tête.

Cependant que mon front, au Caucase pareil. Non content d'arrêter les rayons du solefl,

Brave Teffort de la tempête.

Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr. to Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage

Dont je couvre le voisinage.

Vous n'auriez pas tant à souffirir :

Je vous défendrois de l'orage;

Mais vous naissez le plus souvent 1^

Sur les humides IxMrds des royaumes du vent. La nature envers vous me semble bien injuste.

a. Cette loendon : d^apentute^ paraît çà et là dans Rtbflbii ^ déjà dans le Prologme du litre L 3. Du Bellaj atait dit atant la Fontaine :

Ce Tent qni raze les flancs De la plaine colorée A longs lonspirt donlx-souflani Qui ndent Tonde asnrée.

[Jemx rustiques^ Chant de ramoaref ditf^flRf«Mfi, édition de M. lf«tr Laveanx, tome H, p. 3 16.)

r.xxu] LIVRE I. 127

— Votre ocmipassion , lui répondit Tarbuste ^, Part d'un bon naturel; mais quittez ce souci :

Les vents me sont moins qu*à vous redoutables; 30 Je plie , et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici

G)ntre leurs coups épouvantables

Résisté sans courber le dos ; Biais attendons la fin *. » Comme il disoit ces mots, Da bout de Tborizon accourt avec furie a 5

Le plus terrible des enfants Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs*.

L'arbre tient bon; le Roseau plie.

Le vent redouble ses efforts ''j

Et fait si bien qu'il déracine 3o

Celui de qui la tête au ciel étoit voisine ',

4* L'autographe mentionné ci-dessus dans la notice (p. ia4) donne liiiii les ren 17 et 18 *

La nature envers tous ne fut pas indulgente. — Votre compassion, lui répondit la phnte.

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