‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 180 sur 379 · Cett ridée du Ters 1 1 de Faërne · texte numérisé non relu

Cett ridée du Ters 1 1 de Faërne

.... Canna Silmtttim êgU, tempus esspectani suum,

6. Cet endroit rappelle oe fragment énergique de Varron, cité par Nonius:

Fentique frigido se ab axe eruperant, Phreneiiei Septentrîonum filu,

(Voyct Saiurarum Menippearum reiiquim, édition Riese, Leipzig, i865,p. i6a.)

7. On peut rapprocher de oe passage ces vers de même mesure de Begmirt U contre faU (voyez la fin de la notice en tête de la fahle)

Le vent huru, l'arhre se tint.

Le vent de toutes pars lui vint....

Le vent tant houta et hurta, Que le Chesne à terre ietta.

8. Dans la £ahle ^^ de Babrius, qui, du reste, diflTère beaucoup de la nôtre par la donnée même et par l'application morale, le Sapin

ia8 FABLES. [rnii

Et dont les pieds touchoient à l'emjHre des nuHts*.

se Ttote d*babiter avec les nuages, xcôv vc^oîv ouvooo;; et daos la vieille fable citée par Robert (tome I, p. 93 et 94), et qa*ii désigne^ comme imitée d*ATianas, par le nom d*Ysopet-j4pioMet*'f Y AAn (c*est également le Sapin) dit an Buson (Boisson) :

.... Insques ans estoilles

Estens mes brenches et mes foiUet.

9. La Fontaine semble aroir fondn ensemble deux passages dt Virgile, celui où le poète latin décrit un cbéne résistant à la tesipétt {inéiiU, liyrc IV, vers 445 et 446) :

.... Quantum vertice ad autos JEtheriaSf tantum radice in Tartara tendit;

et cet autre, où il peint la Renommée, et qui est imité de la description qu*Homère {Iliade^ livre IV, vers 443) &it de la Disooftle:

lagrediturque solo^ et caput inter nuhila eondit.

{Enéide, livre IV, tcts 177.)

— Racan, dans la 9* stropbe de son Ode pour Monseigneur e iecit Dellegardef décrit on cbéne dont le irone pénérable

Attaobe dans Tenfer ses secondes racines, Et de ses larges bras toucbe le firmament.

— Voltaire dit en parlant des cbénes , des sapins :

Leur pied toucbe aux enfers, leur cime est dans les cieox (V Discours en vers, de CEnçie^ tome XII des OEurres^ p. 68};

et ailleurs, en parlant des Alpes :

.... Ces monts sourcilleux Qui pressent les enfers et qui fendent les cieux

{Épitre xci, tome XIII, p. an).

— Voyez encore la Henriade^ cbant VI, vers 299 et 3oo.

* Elle M trouve au (* 10a du manuscrit £$94 (▼oye« ci-deasw, p. ^» note 1).

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