‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 182 sur 379 · c De tous temps », au pluriel, dans l'édition de · texte numérisé non relu

c De tous temps », au pluriel, dans l'édition de

4- t Socrate, dit Plutarque, se mit à traduire les &bles d*Ésope, ne erojant pas qu'il pût y avoir de poéiie, si le mensonge ne s'y trouTait mêlé, ^k irob)oiv oîx oSoov ^ \difi^ ^ irpéeton. En efTet, nous conaaiitons bien des sacrifices sans danse et sans musique, mais BOUS M connaissons pas de poésie sans faUes et sans mensonge, o2x h^ U fyiAù* Mk à^mtlffi ico(i)9iv. 'ù{Deia MiÊHière de lire les poètes^ chapitre n.)

J« M LA FoaTAnnu i o*

i3o FABLES. [r.

On peut donner du lustre à leurs inventions :

On le peut, je l'essaie ; un plus savant le (iEisse.

Cependant jusqu'ici d'un langage nouveau

J*ai fait pai*ler le Loup et répondre TAgneau; lo

Tai passé plus avant : les arbres et les plantes

Sont devenus chez moi créatures parlantes'.

Qui ne prendroit ceci pour un enchantement*?

« Vraiment, me diront^ nos critiques.

Vous parlez magnifiquement i5

De cinq ou six contes d'enfant.

— Censeurs, en voulez- vous qui soient plus authentiques Et d'un style plus haut? En voici : « Les Troyens, « Après dix ans de guerre autour de leurs murailles, « Avoient lassé les Grecs, qui par mille moyens, lo

« Par mille assauts, par cent batailles, « N'avoient pu mettre à bout cette fière cité, « Quand un cheval de bois, par Minerve inventé,

« D'un rare et nouvel artifice, « Dans ses énormes flancs reçut le sage Ulysse, i5 « Le vaillant Dioméde, Ajax l'impétueux,

« Que ce colosse monstrueux

5 • Caiumniari si quis autem voUœrit^

Quod arbores loquemtur^ nom tantum ftrm^ tîctisjocari nos meminerit fahults,

(PhÎdbk, liTre I, Prologue^ ren S-y.)

6. M. Saint-Maro Girardin cite ce début dantsaxi^leçoiitCt^^ (tome I, p. 376 et 377): «radmire beaucoup la Fontaine; nuii^ rérité je ne puis pas dire de fes (Met plus qu'il n*en dit iei humême* Oui, le charme du poète, c'est le don admirable qa'il • ^ sentir la nature et de s'entretenir arec elle. » Suit un rapprochea^st très-opportun arec VÉpUogue du Uttc XI : a Bfa muse

Traduisoit en langue des Dieux Tout oe que disent sons les cieux Tant d*étres empruntant la Toix de la nature, etc. >

7. c Nousdiront», dans l'édition de 1678 ; mais cette fimte i^ corrigée à VErrûimé

Googk

m] livre il i3i

« Avec leurs escadrons de voit porter dans Troie ^, « Livrant à leur fureur ses dieux mêmes en proie : « Stratagème inouï, qui des fabricateurs 3o

« Paya la constance et la peine *. >• ^ C'est assez , me dira quelqu'un de nos auteurs : La période est longue , il faut reprendre haleine ;

Et puis votre cheval de bois ,

Vos héros avec leurs phalanges , 3 5

Ce sont des ccmtes plus étranges Qu'on renard qui cajole un corbeau sui* sa voix'^ : De plus, il vous sied mal d'écrire en si haut style '^ — Eh bien ! baissons d'un ton. « La jalouse Amarylle « Songeoit à son Alcippe, et croyoit de ses soins 40

« N avoir que ses moutons et son chien pour témoins. « Tircis, qui Fapercut, se gUsse entre des saules^' ;

8. Ce morceau de style épique rappelle divers traits du récit de Viigilc :

.... Fracti bello, fatUque repulsi, Ductores Danaûm^ totjam labentibus anniSf Instar montis tquwn d'w'ma Palladis arte MMficaat....

.... penitusque caverruu ImgemUs uterumque armato miiUe compUnt.

{ÉMoJe, Urre II, Tert i3-so.) — Dans Virgile, parmi les guerriers qû lorteiit du dieval se trouve Ulysse, mais non Diomède, ni Ajax {ihidm. Ter» 160-364). Dans VOdyssée (liyre VIII, vers 5ia et 5i3), ^ goemers sont ainsi désignés collectivement : icd^ieç dfpioioi jàp- V^t c tous les meilleurs ou principaux des Argiens. >

9. Au lien du cheval de bois , c*est Texpédition des Argonautes ^ Phèdre (livre IV, fable 7) propose, comme échantillon de haut ^k, à son Gritiq[ue, qui répond à son Quid tibi pideturP

.... Hoc quoque uuuisum est..,.

Falsoque dictum,,., (Vers 17 et 18.)

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