Dans Phèdre, le jugement du Singe est (vers 9 et
Tu non viderît perdidisse quodpetis; Te credo subripuUse quod pulcre negas,
— Dans Camerarius, la morale est tournée de telle sorte que la coutradiction disparaît, mais aussi le bon mot : Docet fabula non moven nos dissensîone et rixis improhorum oportere^ sed omni tempore lUos arbhrari arctissimo pinculo pravitatis conjunctos^ eiaversariatqiu odiste.
r. it] livre II. t39
FABLE IV
Lss mnix TAumBiux it unb grbuouillb.
Plièdre, lifre I, fmb. 30y Mûmm tmeiuemies Ttuirorêim pn^m.
Mftkoiogim auopicm NftUti^ p. 407.
Voyci let conflidératîont diTertet que M. Saint-Marc Girardin, daat ta xm* leçon (tome I, p. 436-441), ratuche à cette fable et à MBornlité, let ones avec ta fineiae accoutumée, let autres arae une grande âëTation.
Deox Taureaux combattoient à qui possëderoit Une Génisse avec Tempire^.
Une Grenouille en soupiroit.
« Qn*aYez-vous ?» se mit à lui dire Qnelqu^un du peuple croassant*. 5
I. On connaît la deicription que fait Virgile d\ui semblable bat (Géorgî^Mêê^ lÎTre III, Tert 119 et tuirants) :
Ptseitur in magna Sila formota jufenca : IlR mitêrmuttês mulia nprmUa miseent^ etc.
1. Dans toutes les éditions données par la Fontaine (1668 in-4* et in-is, 1669, 1678), ainsi que dans celle de Paris i68a, dans cdle de 1688, de Londres 1708, on lit inrariablement eromuamt^ <iaoiqiie la distinction existât alors % mais moins marquée, panit-il, que depuis, entre croasser^ qui se dit du corbeau, etcoa#/«r, qoi Inappliqué à la grenouille. Il se peut que ce soit une distraction ^ela Fontaine ; mais nous derons garder la leçon des éditions origi- Dslet. Walckenaer donne coassant, M. Littré, à Tarticle Coasser^ cite <lcnx exemples de Voltaire {tpitrt à ttAUmhert et Stances au Roi de ^nsse) où eroasser est pris comme ici pour parler des grenouilles.
* iickdet (1680), Foreti^ (1690) et TAcadêide (1694) oat las àmx. ■^ <t 1m appliqatBt «omme aoiu diMMU aajoard*hiii. Nieot (1606) me éaiM pas mvasêÊr^ onia aewleweat coastor, q«*il traduit aiaai : ooaxarêy rm»
i4o FABLES. [r. ir
« Et ne voyex-vous pas, dit-elle,
Que la fin de cette querelle Sera Texil de Tun' ; qne Tautre, le chassant, Le fera renoncer aux campagnes fleuries? n ne régnera plus^ sur Therbe des prairies*, lo
Tiendra dans nos marais* régner sur les roseaux; Et nous ibulant aux pieds jusqnes au fond des eaux. Tantôt Tune, et puis rautre, il faudra qu*on pâtisse Du combat qn*a causé Madame la Génisse. »
Cette crainte étoit de bon sens. i S
L^un des Taureaux en leur demeure
S*alla cacher^ à leurs dépens :
n en écrasoit vingt par heure.
Hélas! on voit qne de tout temps Les petits ont pâti des sottises des grands*. to