‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 190 sur 379 · Quidquid délirant rêges^ pieetuatur Jchivî · texte numérisé non relu

Quidquid délirant rêges^ pieetuatur Jchivî

(Horace, livre I, épitre n, ven i4*) — Dant let Jvaddnas ou Contes et Apologues indiens traduits du dûnoit par M. Stanitlat Julien, Tidée ett ainti rendue, par une toot autre allégorie (tome I, p. 187) : « Lortque deux béliers luttent eitemble, let mouchet et let fourmit périttent au milieu d*enx. »

r.T] LIVRE II. i4i

UL CHÀWm-SOUlIS* BT LB8 DEVX BBLimS.

Étope, bh. 109 Y NvxTcpU xo^ ToXf!; hb. 35 1, 2Tpou6oxdE|0)Xo< (Conj, p. 61, p. 390y p. 937)« * Faërae, fab. 77, FespêrtiRo ei MuitêUa. — Marie de France, hh. Si, Je totês Ut Butes 0 dês Oi^ tÊÊÊS à pmrUmttu. — Haudeot» f* partie^ lab. 9I9 ^une ChtuiUê tmris et itame BeUette; fid>. 14$, J^ime Ckaulf souris et dss suiitres Ojrtemmis. — Corroxet 9 fab. 34» Jss Oiseaux et des Bestes, ^- Dans la deniîère des ftd>let d*Ë8ope indiquées ci-deMut^ dans celles de Marie de France et de Corrocet, et dans la seconde de Haudent, le sojet est tiré de même de la double nature soit de rAntracbe Mit de la Ghanre-soiiris, mais il est traité d'une finçoii tonte difSércnte, et amène cette m(M«le plut ^ainé^ ainri rendue dans la iible a de Neekam (Éd. du Méril, Poésies inédites du mojren dge^ p* 178) :

Sic qui se faUux numc his^ ituuc ingerlt ilUs, Ommhus ingrutusjure repulsus erit,

^ On lit dansVarron, cité par Nonius (xx.TTy 33; : Quid multa? fœtus ttm fupertUio^ neque im muriéus plmne^ neque m polucribus sum* (SatU' renom Menq^pearum reliqum^ édition Riese, p. 96.)

Mjtkologia msopiem Nepeieti^ p. 177, p. 370.

Cette &ble a été reproduite dans le Recueil de poésies chrétiennes et dsHTses^ tome III, p. 356.

Pour cette ftd>le encore, Toyex les sages et piquantes réflexions qu'elle suggère à M. Saint-Marc Girardin dans deux de ses leçons, la iM et la xin« (tome I, p. 19 et ao, et p. 429-43 a). H la retroure, •00s forme historique et humaine, dans une anecdote de la Fronde, et rite un extrait des Mémoires de MademoiseiU de Monipemsior, que nous donnerons à VJppendice; nous y joindrons une fidble traduite d« cfaincHs par M. Stanislas Julien, et |qui, sans atoir du i«ste rien

1. Dans les anciennes éditions Ckauvesowris forme un seul mot, sans trait d'union. «> Les Ckaupesouris^ au pluriel, dans l'édition d'Amnerdam I7a9.

i4a FABLES. [r. ^

de reniarqnable, ni pour les pentéet, ni pour U forme du récit, nooi a pira carietue par le rôk qn*y joue la Chaufe-sonris : la béte ambiguë s*y montre on sage de tout antre espèce, dont Texerapk ea moins contagieux et nous semble, quoi que dise raflabnlation chinoise, beaucoup moins blâmable.

Une Chauve-souris donna tête baissée

Dans un nid de Belette; et sitôt qu'elle y fut,

L'autre, envers les souris de longtemps courroucée,

Pour la dévorer accourut.

« Quoi ? vous osez, dit-elle, à mes yeux vous produire , 5 Après que votre race a tâché de me nuire ! N'êtes-vous pas souris? Parlez sans fiction. Oui , vous Têtes, ou bien je ne suis pas belette.

— Pardonnez-moi , dit la pauvrette,

Ce n est pas ma profession. !•

Moi souris ! Des méchants vous ont dit ces nouvelles.

Grâce à l'auteur de l'univers ,

Je suis oiseau ; voyez mes ailes :

Vive la gent qui fend les airs! »

Sa raison plut , et sembla bonne^ i^

Elle fait si bien qu'on lui donne

Liberté de se retirer.

Deux jours après , notre étourdie

Aveuglément se va fourrer Chez une autre Belette, aux oiseaux ennemie. 30

La voilà derechef en danger de sa vie. La dame du logis avec son long museau S'en alloit la croquer en qualité d'oiseau , Quand elle protesta qu'on lui faisoit outrage : « Moi , pour telle • passer ! Vous n'y regardez pas. «5

9. n semble que la correction grammaticale Toudrait plutôt té^ et que le mot devrait s'accorder avec oueau; la Fontaine n*a soogé qn*à la Cbauve-souris qui parle.

r. v] LIVRE II. 143

Qui' fait Toiseau? c'est le plumage.

Je suis souris : vivent les rats !

Jupiter confonde les chats ! »

Par cette adroite repartie

Elle sauva deux fois sa vie ^. 3o

Piiisieurs se sont trouvés qui, d'écharpe changeants* , Aux dangers, ainsi qu'elle, ont souvent fait la figue*.

Le sage dit, selon les gens :

« Vive le Roi! vive la ligue'' ! »

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