‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 203 sur 379 · Dans la fable latine de Neckam · texte numérisé non relu

Dans la fable latine de Neckam

Qaem (laqueum) quum non posset née vi superare^ nec artCy Rugitu eœpit non modico fur ère,

7. Lors sire Rat va commencer à mordre Ce gros lien : Tray est qu'il y songea Assez long ten^s, mais il le tous rongea Souuent, et tant, qa'à la parfin tout rompt.

(Mabot, Tcrs 6a-65.)

— > Le Rat de Bonrsault s'y prend comme celui de la Fontaine :

Il s^attache aTeo soin à ronger une corde Qui de tout Tattirail est le nœud gordien.

8. On a critiqué cette maxime comme étant une seconde morale ^tnngère au si^et. Mais Tautenr, croyons-nous, n'en a point touIu fiûre une nouvelle afifobulation. Cest simplement une de ces réflexions pnt&qoes, comme il en sème tant dans ses fables, dans le courant laénie du récit, une réflexion qui ne se rapporte qu'il ce qui précède innédiatement. Aussi dans les éditions originales n'est-elle point i^psrée de la fable par un blanc, comme le sont souvent (non pas toQJoars, j'en conviens) les moralités : voyez l'édition de 1668 in-40, p. 61, p. 114, p. 141, etc.; l'édition de 1678 (que nous suivons), P- 74, p. 88, p. 93, etc.

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FahU XII. — Ésope» îth. 4i, MuppiÇ xai IlEpKmpi (Coray, p. î6 et a7, p. 300).— Haudent» i" partie, fab. 171, tPun Fourmy et /ne Colomhe, — Corrozet, fab. 6^ ^ de la Forma et la Colombe, — Boorsaulty Ésope à la cour, acte IV, soène n. — Nous donnons dans V Appendice une fable sur le même sujet, extraite d'un recueil de 1694-1695 (Amsterdam, Daniel de la Feuille), et qui par son caractère poUâque et satirique nous parait curieuse à rapprocher de celle de la Fontaine.

Mjrt/tologia msopica NepeUti, p. ia3.

c Vous Toyez bien qu'en d^it des noms.... il n'y a là que des hommes, » dit M. Saint-Marc Girardin, dans sa xiy« leçon, intitulée : le Tableau de la vie humaine dans les fables de la FoKtemt (t(mie n, p. 5). c n est donc tout naturel que cette comédie bomaine nous amuse. Pajoute que, dans cette comédie, l*homnie n*(it pas toujours représenté en mal.... H y a autre chose que le mal icibas : il y a de bonnes âmes et de bons sentimenu. Il y a donc an» de bonnes et douces bétes parmi les acteurs de la Fontaine : il y a le Rat qui déllyre le Lion du filet oà il s^était laissé prendre; il j a la Colombe qui sauve la Fourmi qui allait se noyer, en lui jetant an brin d*herbe. s

L'autre exemple est tiré d'animaux plus petits.

Le long d'un clair ruisseau buvoit une Colombe, Quand sur Teau se penchant une Fourmis* y tombe, Et dans cet océan Ton eût vu la Fourmis S'efforcer, mais en vain, de regagner la rive. 5

La Colombe aussitôt usa de charité :

I . Dans le titre de cette fable, la Fontaine a écrit Foitrmy; suis partout ailleurs, dans le courant du récit, même an rers i5, où rien ne Ty obligeait, ni la rime, ni le besoin d'éviter riiiatns, il a écrit Fourmis : telle est du moins la leçon donnée par les deax éditions de 1668, in-40 et in-ia, et par celle de 1678. L^édition àt 1678 A n*a Fourmis qu'à la rime, au vers 4 ; ailleurs, même aux don vers où le mot est suivi d'une voyelle, elle porte Foiamy. Le texte de 1739 a également Fourmy dans les vers 8 et 1 5. On renutfqixra que dans le titre de Corrozet il y a aussi J^ormû. Cette s était, dans notre vieille langue, la lettre caractéristique du cas direct; mais , du temps de la Fontaine , Tusage s'en étoit perdu (voyei le Lexique) ; c'est par licence de versification qu'il termine ainsi le flK)t.

F. xi-xn] LIVRE IL i65

Un brin d'herbe dans Teau par elle étant jeté, Ce fat on promontoire ' où la Fourmis arrive.

Elle se sauve ; et là-dessus Passe un certain croquant * qui marchoit les pieds nus ^ . i o Ce croquant, par hasard, avoit une arbalète.

Dès qu'il voit Toiseau de Vénus', U le croit en son pot, et déjà lui fait fête. Tandis qu'à le fuer mon villageois s'apprête,

La Fourmis le pique au talon. i \

Le vilain retourne la tête : ,

La Colombe l'entend, part, et tire de long*. Le soupe du croquant avec elle s'envole :

Point de Pigeon pour une obole ''.

3. f Promontoire et {quatre sfers) plus haut océan» La petitesse de l'inlecte agrandit les objets qui Fentourent. Le rapport est exact. C*est ainsi que le jeune Rat de la fable ix du liTre VIII sVcrie à la ? ue des moindres taupinées :

Voilà les Apennins, et Toîci le Caucase. > (Gebuzbz.)

3. VdlageoU et vilain ^ qui viennent quelques yers plus loin, expliquent assez le sens général de ce mot, auquel il s'attache toujours one idée de mépris : voyez le Lexique,

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