‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 212 sur 379 · Metiri se quemquesuo modulo acpcde i^eruqn est · texte numérisé non relu

Metiri se quemquesuo modulo acpcde i^eruqn est

(HoBACB, livre I, épùre vu, yen 98.)

i8o FABLES. [r. \r\

Mal prend aux volereaux* de faire les voleurs.

L'exemple est un dangereux leurre : s s

Tous les mangeurs de gens • ne sont pas grands seigneuis ; Où la Guêpe a passé le Moucheron demeure *•.

8. Diminatif de voleurs^ qui parait être de rinTeniîon de U Fontaine ; aa moins ne le trourons-nons dans aucun de nos dictiomiaires du dix-ieptième siècle.

9. Achille, dans V Iliade (livre I, vers 93 1), appelle AgamenDOB: AT)[jio66foc pa9iXeâ(» c roi mangeur du peuple. 1

10. € Or ça, dist Grippeminand, par Styx, puisque aultre àum ne reulx dire, or ça, ie te montreray, or 9a, que meilleur te serort cstre tumbé entre les pattes de Lucifer, or ça, et de tonts les diables, or ça, que entre nos gryphes, or ça, les veoids tu bien, or ça, malautru? Nous allègues tu innocence, or ça, comme chose digv dVschapper nos tortures? Or ça, nos loix sout comme toiles dV raignet , or ça, les simples moucherons et petits papillons j soat prins, or ça, les gros taons malfaisans les rompent, or ça, rt passent à trauers, or ça. Semblablement nous ne cherchons leigroî larrons et tyrans, or ça, ils sont de trop dure digestion, or ça, et nous affoUeroyent, or ça; tous aultres gentils innocens, or çs, y serez bien innocentez, or ça; le grand diable, or ça, tous y chaolcn messe, or ça^ » (Rabsxais, livre V, chapitre xu, tome II, p. sn.) — Un poète du seizième siècle, P. Grosnet, cité par le Dadiit,à propos de ce passage de Rabelais, et après lui par Robert (tone I, p. 148), fait parler ainsi un légiste et un ermite :

Homme, que finis tu dans ce boys?

Au moins parle à moy, si tu daignes.

— le r^arde ces fils d'iraicnes Qui sont semblables à tos droicts.

Grosses mouches en tous endroicts Y passent; menues y sont prises :

Paoures gens sont subiects aux loix, Et les grands en font à leurs guyses.

F. xvîi] LIVRE II. i8i

FABLE XVII

LB PAON SB PLAIGNANT i JUNON.

Phèdre, Uttc III, fab. iS, Pavo ad Junonem, — Romulus, livre IV, &b. 4, mim» tUrê, — Neokam, fab. 40, de Phllomena (sic) et Pwom "iÀ, da Méril, Poésies inédites du moyen âge^ p. 109). — Marie de Fnoce, fob. 43* dou Poon qi pria qu'il chant ast mies, — Bandent, I'* partie, fab. 167, d^un Paon et de luno.'^ Corrozet, fiib. 60, du Hon et dm Rossignol.

MftkologU msopica NeveUti^ p. 417.

Ob a encore rapproché de cette fable, pour l'analogie de la pensée, la i97« d*Éaope, Ki(Ai)X(K xa\ Ze^( (Coray, p. ia4 et ia5, sous quatre fonnei, et p. 369), à laquelle répond la 8" d*Âvianus, Camelus et hpiter; et, avec d'autres personnages, la fable orientale F Ane et U Jvdmierf indiquée par M. Benfey (tome I, p. 3oi]. Voyez aussi la T« du livre I de Lessing, déjà mentionnée plus baut, p. 77, note 5. - L'exemple du Paon , fier de sa beauté , et humilié de ce qui la dépire, mais plutôt de la laideur de set pieds que , comme ici, de cdle de son cbant , est une sorte de lieu commun dans les rieux smaonnaires . Le franciscain Michel Menot, au quinzième siècle, le d^eloppe ainsi dans un des sermons du carême prêché à Paris ( f^ t, Tcno, 5" férié après les Cendres) : Pavo est avis superba qum^ quum finit ad videndum alas suas tain puichras, tam claras et relucentes sicut *ol^ tanc inc'^it superbire, tune ambulat m mirabiiiius,»,, videtur ei ^nodnom sit pulchrior in terra,,., Postea sic venit et dormit in sua super» ^a. Sed quum venit ad excitandum se, videns pedes suos habentes formam ^fomisf nîgroSf cinereos, fetidos, et detestabiles^ tune ineipit eUmara tien diabolus. La même comparaison , plus rapidement esquissée^ se lit dans le sermon des Cendres prêché à Tours (f» xiv, verso). Cette fable se trouve dans le Manuscrit de Sainte- Geneviève,

Le Paon ^ se plaignoit à Junon.

I. n y a Xtf Pdn (avec un accent circonflexe), ici et au titre, dans Tédition de 1668 in>4*; le Pan (sans accent), dans le» éditions de

iS^ FABLES. [f. XVII

« Déesse, disoit-îl, ce n'est pas sans raison Que je me plains, que je murmure :

Le chant dont vous m'avez fait don Déplatt à toute la nature; 5

Au lieu qu'nn Rossignol, chétive créature*, Fonne des sons* aussi doux qu éclatants, Est lui seul rhonneur du printemps. • Junon répondit en colère :

« Oiseau jaloux, et qui devrois te taire, i»

Est-ce à toi d'envier la voix du Rossignol, Toi que Ton voit porter à Tentour de ton col Un arc-en-ciel nué* de cent sortes de soies*; Qm te panades*, qui déploies

i669,de 1678, de 1679 (Amsterdam) et de 1688. L'édition de 1678 A, qui elle aussi écrit ici Le Pan^ donne au titre ut paon.

a. On lit dans la rieille foble citée par Robert {Ysopet II) :

Un petit oiselet, Poure et chetif et let.

Chante si noblement ;

et un peu plus loin (tojcz les vers 17 et 18 de notre fable) :

II n'a sous ciel oisel Qui plus de toi soit bel ;

et encore (comparez les rers 19 et suivants) :

Nature a ordenées (ordomuées) Ses vertus et doné^; ^ Et si n'a nul le tout.

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