‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 219 sur 379 · Armés de bâton. Voyez le Lexique · texte numérisé non relu

Armés de bâton. Voyez le Lexique

8. Naturam exptllas furca, tamen usque reeurret, Et ma la perrumpei furtim fastidia vicirix.

(HoAACB, livre I, épCire x, Ters 34 ^ >S>)

Destouclies» remplaçant une image par une autre» a imité le premier de ces deux rers par oelui-oi, qu*on attribue souvent à Boileau:

Chassez le naturel, il revient au galop.

(Le Glorieux, acte III, scène y.) — Le roi Frédéric se souvient de la fin de notre fable quand il écrit à Voluire, le 19 mars 1771 : c Chassez les préjugés par la porte, ils rentreront par la fenêtre. >

i88 FABLES. [t. zre

FABLE XIX

LB LION ET l'aNE CHASSANT ^

ÉM>pe, &b. ai6, Alwv xa\ "Ovoç (Corty, p. 148^ p. 876 et 377). — Phèdre, lirre I, fab. 11, MUuu et Lâo çenamtes, — Romoloi, liyre IV, ùh. 10, Jsimiu et Loo, — Marie de Fnmoey fab. 67, âom fdtne et dou lion,

Mythologia msopica Neveleti^ p. 171, p. SqS.

Letsing a trois fables ingénieusemeot rattachées à oe sujet, la 7*, la 8* et la i6« de son second livre.

Le roi des animaux se mit un jour en tête

De giboyer* : il célébroit sa fête.

Le gibier du lion, ce ne sont pas moineaux *, Mais beaux et bons sangliers ^, daims et cerfs bons et

Pour réussir dans cette affaire, [beaux'.

11 se servit du ministère

I. Il y a chassons, au pluriel, dans les éditions de 1668, de 1669, de 1679 (Amsierdam) et de 1719. Nous suivons, selon notre coutume, le texte des éditions de 1678, qui donnent chauant, ainsi que celle de 1688 (la Ha,\e), de 1708 (Londres).

3. Voyez le Lexique, et les remarques, un peu trop ingéoieasfs peut-être, que M. Taine (p. 85 et S6) fait au sujet de ce motet d*autres passages de la fable.

3. Voltaire, dans le Catalogue des écrivains français du dtj -septième siècle (tome XIX des Œuvres, p. 129), range ce Ters parmi les puérilités et négligences du fabuliste. M. Taioe , i Tendroit indiqué, t bien mieux, ce me semble, compris Tintention du fabuliste et Teflét qu*il veut ici produire.

4. Sanglier, qui forme aujourd'hui trois syllabes, est ici de deux: Toyez le Lexique,

5. CeUe alliance de ion et de beau est un tour de Rabelais : c Quoy? tant de beaulx et bons créditeurs? Créditeurs sont.... créatures boîles et bonnes.... » (Li^TC III, chapitre la, tome I*

Googk

F. xix] LIVRE II. 189

De l'Ane à la voix de Stentor •• L'Ane à messer Lion fit office de cor. Le Lion le posta, le couvrit de ramée ', Lui commanda de braire, assuré qu'à ce son i o

Les moins intimidés fuiroient de leur maison. Leur troupe n'étoit pas encore accoutumée *

A la tempête • de sa voix ; L'air en retentissoit d'un bruit épouvantable : La frayeur saisissoit les hôtes de ces bois ^^; 1 5

Tous fuyoient, tous tomboient au piège inévitable

Où les attendoit le Lion.

« N'ai-je pas bien servi dans cette occasion? Dit l'Ane, en se donnant tout l'honneur de la chasse.

6. Un des guerriers grecs qui étaient an siège de Troie; sa voix, sa dire d'Homère (Ifiade, livre V, yers 786 et 786), égalait en poissance celle de cinquante hommes. — Juyénal a dit d*nn malhrareox qui proteste contre la trahison d*an parjure :

Tu miser exclamas, ut Stentora vlncerepossïs,

(Satire xni, vers m.)

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