LÎTre III, fable i
3. jé M, D. Af., dans Timpression de i669 et dans les snirantea; les troiâ initiales signifient assez clairement : Memêimp' de JAw-
sua LA FONTAINE. xxix
<f one earrièrey il ne faat pas espérer d'être approuve de tout le ooode, mais faire à sa tête.
Prenez femme, abbaje, emploi, gouTernement, Les gens en parleront, n*en doatez nullement.
Od esl assez tente de croire que, sous le nom de Malheri)e, qa*fl introduit pariant ainsi à Racan, le fabuliste a voulu faire afinsion à quelque circonstance présente ; et quelle serait cette drooosUnoe, sinon l'entrée de Maucroix au chapitre de Reims? Tel fut bîai, suivant Brossette*, l'événement qui inspira l'apologue. Walckenaer regarde cette opinion comme probable*. M. Louis Paris n'exprime aucun doute ' : le jeune mondain, aolEcilé de devenir chanoine, demanda, selon lui, conseil à la Fontaine, qui, de son côté, avait aussi, dans le même temps, une détermination très-grave à prendre. Elle pouvait même lui parattre plus effrayante que le canonicat à son ami : il s'agissait de mariage ; et pour se résoudre à prendre femme, il devait fermer l'oreille à des avis contraires, sans doute à quelques propos railleurs. Sa fable aurait donc été écrite pour s'encourager lui-même, en encourageant son ami : « Tous deux, laissons dire, et sautons le pas. » Voilà, nous le reconnaissons, une explication, qu'il coûterait beaucoup de rejeter, de l'origine et de l'occasion de cette petite pièce si parfaite. Que la Fontaine cependant se soit montré, dès 1647, ^^ ^^^ admirable fabuliste qu'il le fut plus tard, cela renverse un peu les idées reçues. Il faut peut-être, malgré tout, ne pas trop s'obstiner dans les objections. Le recours à l'autorité de Malherbe, une des premières admirations de la Fontaine, est un argument (de petite valeur sans doute) à l'appui de l'opinion que nous avons là une oeuvre de sa jeunesse. On pourrait seulement croire qu'il l'aurait, depuis, un peu remaniée. Avec le canonicat de Maucroix et la fable tirée de la Fie
crois. Dans le manuscrit autographe, Walckenaer dit aToir lu : J mom amy M, de Maucroy,
I. OÊuvres de M, Bo'deau Despriaux^ tome U, p. 3a4, R^" WÊmrqmu
%. Histoire de la ne.... de la PotUaine^ tome I, p. ao5.